Rencontre avec Marie Cath Geslin, auteur de «Ainsi sied-il !»

Présentez-nous votre ouvrage

C’est sur un ton enjoué, terriblement humoristique voire caustique, que je vous conte les tribulations qui ont émaillé ma jeunesse, dans une France des années 60/70. Des adultes qui se prennent les pieds dans le tapis de la vie, des abbés aux mains baladeuses et aux envies perverses, une famille hétéroclite, voilà les acteurs majeurs de ce récit. Le personnage principal étant l’humour masquant les émotions !

 Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Mon ouvrage répond à deux requêtes :

La première émana de mon entourage et des personnes croisées qui me suggérèrent de porter à l’écrit ce que « je dis » au quotidien. Ma manière de parler génère sourires et rires indiscutablement. Je fais voltiger les mots, jongler les métaphores naturellement. C’est ma langue, mon mode d’expression premier. J’ai décidé d’accepter le défi. Quand ce fut le moment pour moi, j’ai poser cette oralité, ce rythme soutenu à l’humour plus au moins acide selon le contexte et rapide, sur la page blanche. Ce ne fut pas une mince affaire !  Et pour rester authentique, au plus près de moi- même, quel meilleur support que mon histoire et mes ressentis ?

La deuxième requête émana des émotions et de la perception des évènements qui  jalonne une existence durant l’enfance et l’adolescence ainsi que de leurs conséquences sur une vie d’adulte.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

A toute personne aimant la chanson des mots, l’humour décapant en intraveineuse laissant remonter à la surface des bulles d’émotions à chaque page. Muscles zygomatiques fragiles s’abstenir ! Chaque lecteur pourra faire son marché sur les étals de bon humour et de bonne humeur. Vous rirez ou sourirez à tout le moins !

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’ai voulu souligner que la perception de chaque individu lui est propre. Emprunte de ce qu’il est à l’origine mais aussi des traumatismes laissé par son vécu. Ceux-ci prenant souvent les commandes et amenant à se protéger en fabriquant une carapace. Cette carapace laisse peu filtrer nos émotions originelles et nous coupe de nos envies profondes. Par ailleurs, le revers de la médaille est que, toutes les émotions venant de l’extérieur pénètrent peu ou pas… Comment faire les bons choix pour soi dans ces conditions d’enfermement émotionnel faussement protecteur ? Un peu perdu  sans gouvernail, le risque est d’adopter les « il faut » , les « je dois » et de naviguer au gré de ses peurs, ses colères, ses tristesses, terrain favoris des angoisses. Le résultat ? être spectateur et non acteur de sa vie.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je me nourris de tout : Une aberration lors d’une intervention d’un technicien, Les anecdotes croustillantes ou ahurissantes du métier de directeur en établissement pour personnes âgées (ce que je fus), une réplique désopilante d’un politique, une maman épuisée qui semonce son enfant, les « zouaveries » administratives, la déprofessionnalisation… Chaque instant  est une source d’inspiration inépuisable.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’avais écrit un conte pour la naissance de ma première fille en 1979. Nous écrivions encore avec un stylo plume au siècle dernier, le saviez-vous ! J’avais dix-huit ans. Oui je sais, c’est bien jeune. Lisez mon ouvrage et vous comprendrez ! Il est resté en l’état jusqu’à aujourd’hui. « Ainsi sied-il!  » étant maintenant publié, je vais faire les corrections d’usage et le proposer à Edilivre, évidemment ! Un troisième projet germe dans mon esprit mais…chut c’est encore trop tôt ! Je peux juste dire qu’il s’agit là de trois modes d’écriture aux antipodes les unes des autres.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

D’une part, un grand Merci pour votre écoute à toutes et à tous.

Et d’autre part, rire jaune ne seyant guère au teint, pourquoi ne pas sourire puisque cela le rosit ?

Lâchons prise et faisons-nous confiance! Excellent divertissement avec « Ainsi sied-il ! »


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