Rencontre avec OLIVIER SOULA, auteur de « JUHELIAN »

Olivier-SoulaPrésentez-nous votre ouvrage

 Mon roman « Juhelian » est à la fois l’histoire d’un garçon perdu et celle d’une enquête policière sombre. Le jeune garçon s’appelle Juhelian et décide un soir de fuguer de chez lui. Au même moment, des événements terrifiants se préparent dans la petite localité de Trennes-Les-Deux-Collines. L’enjeu du récit est le lien entre ce garçon et ces événements.

L’arrachement familial de Juhelian est ainsi le point de départ d’une aventure qui va basculer dans l’étrange et parfois l’horreur. Mais c’est aussi une histoire d’amitiés où la notion de famille sert de fil conducteur.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

 Cela fait un moment que j’écris mais je n’avais pas jusqu’ici trouvé une bonne manière d’écrire. C’est ma découverte récente de la littérature fantastique et de la liberté qu’elle offrait qui m’a libéré. Avec Juhelian je voulais écrire une histoire fantastique mais qui soit en même temps crédible. Et je voulais surtout que ce support fantastique serve à interroger notre monde contemporain. J’espère y avoir réussi.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

 Je pense que mon ouvrage s’adresse d’abord aux lecteurs de littérature de terreur car l’ambiance de mon histoire est plutôt sombre. J’espère néanmoins que chacun pourra y trouver de l’intérêt mais c’est vrai que certaines scènes peuvent impressionner.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 Je ne crois pas qu’un roman doit transmettre un message. Il y a les essais ou les pamphlets pour ça. Ce qu’un roman transmet c’est ce que toute œuvre en général transmet : des impressions, des émotions. J’avais bien sûr quelques idées derrière la tête en écrivant, mais je ne voulais surtout pas que le lecteur reçoive un message. Qu’il soit ému, effrayé, qu’il pleure peut-être, ça oui. Mais je n’ai aucun message à lui donner.

Où puisez-vous votre inspiration ?

 La question de l’inspiration peut sembler un peu vertigineuse mais en réalité c’est quelque chose de simple : ce sont les œuvres qui nous ont nourris, un peu de notre vie, et notre quotidien aussi. Pour ma part, ce sont les œuvres – en littérature, au cinéma ou dans l’art en général – qui ont trait à l’imaginaire et à l’exploration du corps. Sur l’histoire de Juhelian en particulier, le point de départ a été un rêve. Et puis j’étais en train de lire des livres sur l’archéologie et la proto-histoire à ce moment. Tout cela s’est mélangé et a donné le livre que j’ai écrit.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 Ce premier roman terminé et publié est pour moi le commencement d’un travail d’écriture plus régulier qu’auparavant. J’ai quelques idées pour un deuxième roman et j’ai depuis quelques temps des projets de nouvelles à écrire.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Et bien j’ai envie de partager un peu l’angoisse de l’auteur. Les lecteurs sont quelque chose de très particulier pour l’auteur car c’est eux qui d’une certaine manière viennent terminer l’ouvrage en le faisant exister, mais en même temps ils nient aussi le caractère singulier de la création car ils en dépossèdent l’auteur. J’espère que les lecteurs ont conscience de ce don de soi de l’auteur.

 


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