Ces langues en voie de disparition

L’extinction des langues n’est pas un phénomène nouveau. Après la Deuxième Guerre Mondiale avec l’avènement de la mondialisation, la langue de Shakespeare a mis tout le monde d’accord pour avoir une langue universelle qui est sans surprise « l’anglais ». Dans le contexte de la mondialisation, l’anglais a pris ses positions et est devenu l’outil principal d’échange entre les différents acteurs planétaires dans de différents domaines (commerce, politique, science…). « Comme toute victoire, il y a le revers de la médaille » comme on dit. Cela a en effet eu des conséquences sur les autres langues. Surtout les langues des communautés minoritaires du tiers monde. L'Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde répertorie environ 2 500 langues (dont 230 éteintes depuis 1950), chiffre qui s’approche de celui généralement accepté d’environ 3 000 langues en danger dans le monde.

 

L’Atlas des langues mondiales en voie de disparition publié par l’Unesco localise 124 langues menacées (en excluant celles considérées comme « potentiellement menacées ») et sélectionne 48 langues éteintes en Afrique. Les langues sont classées par catégories en fonction de leur situation :

- Langues en danger : les plus jeunes locuteurs sont de jeunes adultes. Par exemple : les langues Ahlo et Logba (Togo), Poko (Cameroun), Sarwa (Tchad), Viri (Centrafrique), ou encore Baga, Baga Fore et Binari (Guinée).

- Langues gravement menacées : les plus jeunes locuteurs ont atteint ou dépassé la quarantaine. Par exemple : Arzew et B. Snous (Algérie), Siwa (Egypte), Pana (Burkina Faso), Jeri (Côte d’Ivoire), Nalu (Guinée), Muuke, Duli ou Nagumi (Cameroun).

- Langues moribondes : seuls quelques locuteurs âgés sont encore en vie. Par exemple : Ndai, Bati (Cameroun), Kaande, Fumu (Gabon), Kudu, Camo, Sheni ou Mbaru (Nigéria), Beeke, Li-Ngbee (République Démocratique du Congo), Sogoo ou Omotik (Kenya).

- Langues éteintes : aucun locuteur vivant. Par exemple : Mindari (Guinée), Tonjon (Côte d’Ivoire), Jebel Haraza (Soudan), Zumaya, Mo’e, Gey, Ngong ou encore Isuwu (Cameroun).

L'Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde vise à susciter une prise de conscience de la part des autorités, des communautés de locuteurs et du public en général à propos des menaces pesant sur les langues et du besoin de sauvegarder la diversité linguistique mondiale. Il a également pour ambition de constituer un outil de suivi sur l’état des langues en danger dans le monde et des tendances globales en matière de diversité linguistique.

Lien utiles : –http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/access-to-knowledge/linguistic-diversity-and-multilingualism-on-internet/atlas-of-languages-in-danger/


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