Rencontre avec Denis Morin, auteur de « Camille Claudel, la valse des gestes »

Denis_Morin_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Je vous présente Camille Claudel, la valse des gestes, un recueil de poésie biographique sur cette grande artiste longtemps tombée dans l’oubli.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Je voulais à ma manière lui rendre hommage, en lui donnant le plus de place possible. Je me suis effacé derrière elle. Ainsi, presque tous les poèmes sont écrits au je.

D’où vous vient cette passion pour la poésie ?
La poésie s’avère une synthèse d’images, d’émotions et de sons. J’aime créer des ambiances et des petites histoires à l’intérieur de chaque poème ; par conséquent, le lecteur se fait son petit cinéma.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Ce recueil s’adresse à un lectorat curieux d’en savoir davantage sur l’univers de cette femme et de cette artiste. Certains poèmes disposent d’une note relative à l’œuvre ou à un moment particulier dont je me suis inspiré. En outre, le recueil comporte une chronologie nous permettant de mieux situer Camille dans son époque. Toutefois, le recueil ne contient aucune photographie.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
J’ai voulu dépeindre une artiste de génie, saluée par la critique, ignorée par le public, tiraillée entre les stéréotypes du temps et son immense besoin d’illustrer la vie par le dessin et la sculpture, de récréer sa propre vie en toute liberté.

Où puisez-vous votre inspiration ?
En poésie, j’aime beaucoup traiter de personnages réels, de partir de leur universel personnel afin d’écrire leur vie, une époque, un milieu. Je l’ai déjà fait pour traiter de la spiritualité monastique.
L’inspiration me vient souvent par le biais des rêves ou lors de mes déplacements quotidiens, comme si j’étais plus disponible pour recevoir ces idées et ces images.
Dans le cas de cette artiste, je me suis réveillé un matin en me disant que j’allais travailler sur sa personne et son œuvre, puis le matin suivant je me suis levé avec le titre en tête. Camille Claudel, la valse des gestes fait référence à sa vie tourmentée, à la gestuelle de la sculptrice modelant l’argile ou sculptant le marbre, à l’amour qui nous consume, aux tourments.
Par la suite, je me suis nourri d’une étude savante écrite par la petite-nièce de Camille, d’une biographie romancée et surtout de la correspondance de l’artiste.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je viens de terminer un recueil de poésie intitulé Barbara, ébène et ivoire sur la vie et les chansons de cette ambassadrice de la chanson française. Comme autre projet, je compte bien écrire sur un artiste québécois.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Lisez de nouveaux auteurs, sortez des sentiers battus, laissez-vous guider par votre intuition dans votre choix de lecture. Osez !

 


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