Rencontre avec Leonor GABARAIN-ECHEVARRIA , auteur de « Au musée des erreurs : l’heure d’été – Les victimes d’une légende »

Présentez-nous votre ouvrage  Leonor_GABARAIN-ECHEVARRIA_Edilivre Ce livre est un document animé. D'abord un document qui rend compte des impacts des heures avancées d'été sur plusieurs domaines: ceux prétendus avantagés par le système (énergie, transports, sécurité routière, loisirs et tourisme), et ceux estimés plutôt comme défavorisés (santé, scolarité, travail, environnement). Je me suis référée à diverses études scientifiques de plusieurs pays, et à mes recherches personnelles. Document animé, parce que je résume des dialogues avec des scientifiques et des responsables français et européens, ainsi que des observations des membres ou sympathisants de mon association, ou encore les difficultés ou accidents dans ma propre famille. Pourquoi l'avoir écrit ? Je pense que mon aventure a été assez unique. D'autres se sont intéressés à la question des changements d'heure à l'occasion d'une étude ou d'un rapport, et puis sont passés à un sujet différent. Il y a eu des changements de responsables, et de ceux chargés du dossier...Des cartons de documents ont été égarés lors de déménagements à Bruxelles... Après 32 ans d'application à la meilleure connaissance des effets des heures d'été, (la « simple » utilisée presque partout ailleurs et la « double » subie en France), j'ai eu envie de faire part de mes découvertes à d'autres personnes. C'était de crainte d'oublier des choses ou de ne pas retrouver de précieux documents parmi les montagnes de dossiers qui encombrent ma maison. A qui s'adresse ce livre ? A tous ceux qui s'inquiètent au sujet des questions énergétiques et des difficultés de sommeil de notre génération. Aussi à ceux qui veulent en savoir davantage sur le fonctionnement des institutions européenne, et sur les différentes échelles des heures et horaires actuellement utilisées. Je ne suis pas spécialiste de tous les aspects du sommeil, loin de là, mais autodidacte dans l'ensemble des effets de l'heure d'été, après 32 années de suivi. J'ai consulté beaucoup de documents de divers spécialistes de par le monde, des chronobiologistes qui savent ce qu'est l'heure, et d'autres qui ne le savent pas. Quel message avez-vous voulu transmettre ? Le sommeil est indispensable à la vie. Il est précieux pour une bonne santé, pour la créativité, pour bien travailler, pour être heureux et équilibré. Avec le soi-disant « progrès», la génération actuelle dort une heure et demie de moins que la génération de ses arrière-grands parents. Il faut retrouver un bon usage de cette merveilleuse faculté de dormir conformément à nos vrais besoins. Où puisez-vous votre inspiration ? Dans le dialogue avec des familles, et avec toute sorte de personnes, des agriculteurs comme  des scientifiques, et d'autres catégories.  Avec cet ouvrage, je ne cherche pas à réaliser un monument littéraire, mais un témoignage qui soit utile au lecteur, sans l'ennuyer, malgré quelques exposés mathématiques indispensables. Quels sont vos projets d'écriture ? Je ne pense pas écrire un autre livre. Peut-être un texte sur l'heure, tout au plus. J'aurais aimé écrire un essai sur les différentes expressions relatives à l'amour, mot qui en français s'applique aussi bien à l'ancien concept de charité chrétienne qu'à l'amitié, à la passion, au fait qu'une personne vous plaît ou … à un rapport sexuel. Alors que dans d'autres pays, on utilise des termes assez différents : Le « Ti voglio bene » italien (« Je te veux du bien ») ; le « Te quiero » espagnol (qui ne signifie pas « Je te veux » comme il est dit parfois, mais « Tu m'es cher ») ; les « I like you » - « You likes me » (« Tu me plais – je te plais ») anglais. Mais, probablement, je n'aurai pas le temps pour réfléchir et écrire encore. Un dernier mot ? Je voudrais dire au lecteur qu'il faut croire les propos des associations bénévoles non subventionnées, car elles ont une grande liberté pour dire la vérité. Qu'il fasse attention aux marchands de pilules pour dormir, ou d'autres spécialités dont ils sont les premiers bénéficiaires, par l'argent récolté. Que Sainte Europe n'existe pas. La réalité de l'Union européenne ne correspond pas à l'image qu'on veut souvent en donner.

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