Foire du Livre de Bruxelles

du 4 mars 2012 à 12h00 au 4 mars 2012
Avenue du Port, 86C 1000 Bruxelles

Rendez-vous le dimanche 4 mars, dès 12H30, à la Foire du Livre de Bruxelles... Pour un petit clin d'oeil au passage, quelques mots échangés, une réelle conversation ou une dédicace

Biographie de l'auteur

Avant toute autre chose, grand bonjour à vous !





Ensuite, les présentations; sans chichis comme on dit…





Licenciée en Philosophie, j’ai débuté une carrière (faut le dire très vite !) dans l’enseignement avant de me confronter au monde médical et aux associations de patients. Cette approche de la douleur physique et de la souffrance morale m’a renvoyée à mon intérêt initial pour la médecine et la recherche. Ainsi, détentrice d’un DEA en «Histoire, Ethique et Philosophie des Sciences et Techniques Biomédicales», influencée par l’existentialisme sartrien et passionnée autant qu’interpellée par les avancées technoscientifiques, j’ai soutenu ma thèse doctorale de Bioéthique en 2005 – U.L.B.





Depuis, je suis (essoufflée, ça va vite !!) l’évolution des sociétés et des individus confrontés aux pouvoirs et aux libertés, mais aussi aux servitudes et aux démissions générés par la génétique, l’informatique et la cybernétique.





Parallèlement à ces analyses et essais (philosophe sans bulle et docteur sans exclusive), je laisse parler l’imaginaire pour écrire quelques contes destinés petits et autant de nouvelles tournées vers un public adulte. La plupart de ces récits conjuguent le monde en hypothèses où le réel prend souvent la tangente pour décliner la réalité humaine en équations : avec tendresse ou ironie, jouant des mots et des lieux, quand ce n’est du temps - entre science-fiction, fantaisie et voyage initiatique, mêlant poésie et humour et louvoyant quelquefois aux marges de l’absurde pour s’y faire une raison…











L’instant d’après…
Recueil de vingt-cinq nouvelles inscrites dans la lignée, écrites dans la foulée, de ‘Bouger, enfin’.
De fait, sélectionnée lors du concours organisé par Sky Prods pour figurer ensuite dans «L’anthologie des nouvelles –La volonté», aux Editions Edilivre, cette dernière fut classée parmi les quinze premiers récits (sur plus de 500 participants).
Encouragée par cette récompense où se manifestait en outre une approbation d’un large public, j’écrivis ces nouveaux morceaux d’existence pour les poser en équilibre fragile sur l’éclat fugace de quelques instants fantastiques….
L’ensemble a pour ambition un peu folle sans doute de faire rêver ses lecteurs dans l'instant suspendu du possible – sur une paillasse stérile, au fond d’un souterrain, au cœur d’un vaisseau spatial ou au creux d’un lit. E, espérant que ceux-ci se prennent à la musique d'un futur gros de promesses - qui ont le parfum du miel, qui ont le goût amer des cauchemars : entre joie désenchantée et sursaut d’un cœur enflammé. Avec des coups du sort, des coups de gueule. Et des coups de cœur ou d'autre chose ; là où l'infini se noie dans le trivial, où la chair s'oublie dans un pouls affolé : enfer au goût brûlant de paradis et paradis au souffle des bonbons à la fraise. Avec des rêves trop réels, des cauchemars éveillés. Quand le temps, la vie ou la réalité sont en équilibre sur le fil ténu d'un présent qui s'évanouit en s'élançant vers l'avenir et ses inconnues - où tout est possible: un jour nouveau, un rideau qui se tire, un rêve qui prend fin.
Où donc, je l’espère, l’on réfléchit sans y penser - à la condition humaine, entre deux voyages, deux frissons.
Auquel, j’aimerais, l’on pense sans y réfléchir - aux conditions d’humanité, devant l’une ou l’autre image d’actualité.
Grâce auquel, si seulement !, l’on interroge peu ou prou le cours des choses - possibles porteurs d’espoirs et de liberté, possibles facteurs ou vecteurs d’aliénations ou de ruptures…
Mais peut-être n’est-ce là que rêve très banal d’auteurs ?
Je m’adresse en outre à vous pour vous annoncer ma présence à la Foire du Livre de Bruxelles avec ce nouveau titre.





Où donc ce tout nouveau livre tiendra la vedette (jouer à la star ne tue personne, n’est-ce pas ?) même si nous pourrons également discuter des ouvrages précédents : contes philosophiques ('Contes et Fables d’une Terre presque ronde'), ‘Fantasy’ ('L’intrépide tour des mondes d’un touriste entreprenant'), nouvelles ('Equations - Variations sur un même thème') et essai de philosophie bioéthique ('L’éthique sur la paillasse ou l’aporie bioéthique ?').











Enfin et en guise de salutations, je vous ouvre l’une des nouvelles : Ecrits vains (extrait) :





" J’avoue, j’avais opté pour une manchette plus longue, à la Jules Verne. Ou lorgnant effrontément la patte du maître, Neil Gaiman. Vous voyez ? Mais si, un intitulé du style : ‘Ecrits vains d’une écrivaine vingt fois décriée crispée sur une plume vindicative et assassine…’ Seulement, comme dit ma probable ex attachée de presse, ça ne le fait pas – ça passe mal quoi ! Attention, ne vous y trompez pas, j’exècre la violence. Mes délires sont plus souvent coulés dans le miel et mes désirs se prennent au parfum des roses ; s’ils étaient musicaux, ils seraient bercés par le timbre clair de l’eau vive éclaboussant quelques joncs grisés d'une bruine nacrée. Et repris par le chœur du vent dans les notes aigrelettes d'une cascade limpide. Vrai de vrai, j’aime les histoires qui finissent bien. Ainsi, comment vous dire ? Imaginez des cris et des larmes. Des faux-semblants, des faux amis et autant de faux espoirs. Lorsque tout semble perdu ; que les cieux ont pleuré, les bêtes sué sang et eau et les hommes trimé ou peiné sur les routes cruelles de l’exil. A deux doigts du point zéro, là où tout peut exploser en solitudes amères et en amertumes meurtrières. Et que pourtant :





‘Deux s’en vont main dans la main ; avec un enfant encore malhabile qui les précède, les jambes arquées comme la voûte d’un pont ouvert sur l’infini ; et qu’il rit en éclats suraigus des cabrioles du chien jaune à l’oreille pendante…’.





Je ne vous cache rien, ne vous mens pas, j’adore cet instant où les combats s’achèvent : quand la folie s’est défaite et que seul le cri d’un nouveau-né fait encore frissonner la nuit. Ce que je tiens à vous faire entendre, n'en déplaise à Francesca, plus trop attachée pour cause de mauvaise presse, c’est que le sang pour le gore me paraît ridicule. Comme aussi le sexe cru des sans-amour. J’emporte les amants sur des peaux qui se frôlent, des cœurs qui s'embrasent. Je les mélange et je les fonds sur des mots murmurés à tue-tête, des promesses grisées de soupirs haletants. En outre, j’en fais mourir très peu, lorsque c’est indispensable -dans les larmes et sous le poids d'un manque à jamais creusé au cœur d’un monde de solitudes. A ce jeu-là, mes personnages restent tous obstinément debout - je garde leurs mains propres tant que faire se peut, loin des nuits poisseuses et des vapeurs d’alcools mauvais où se mêlent éclaboussures rouge-sang et crasse noire. Francesca, qui se pique d'une longue carrière et de trois ou quatre poulains célèbres, voudrait du vrai, du lourd, mais j’ai gardé le goût de l’impossible; cherchant dans les histoires d’hommes et dans le songe des femmes la possibilité d’un futur. Remarquez, c’est peut-être pour cela que tout est si difficile ? Parce que la mode est aux flashs -courts, enchaînés. Bien trash et réservés aux moins de dix-huit ans, les autres sont déjà blasés. Dégoulinants de suées, éparpillant les humeurs en gros plans. Avec des monstres, avec des chimères – avec délectation ! Les jambes écartées et les genres mêlés. Dans les râles à gorge ouverte et à grandes goulées d’hémoglobine au ketchup - corps torturés ou dépecés. Et sexes dressés, jamais repus: ........." (pges 191-192)











Pour la suite, rendez-vous ‘L’instant d’après’ où vous attendent bien d’autres aventures ; avec des cœurs qui se frôlent et des peaux qui se cherchent - entre corps-à-corps de sang et de larmes et jouissances inattendues…





Ou encore, rendez-vous à la Foire du Livre – à Bruxelles.











L'instant d'après -carte d'identité...:





Les différents récits sont autant de culbutes : du rêve au délire, de l’éveil au cauchemar et du cauchemar à la veille. Avec des interrogations laissées ouvertes ou reprises plus avant : des aventures au fil du temps, en d’autres mondes ou d’autres dimensions.





La première nouvelle donne le ton à l’ensemble – tant d’instants presque magiques, bien trop réels, où tout peut basculer….





‘Le nouvel Adam’, ‘Dernier round’, ‘Another life’ et ‘Peut-être’ constituent une suite cohérente : autant de nouvelles fermées sur elles-mêmes, se répondant, et offrant finalement la clé du mystère.





‘Cadavre exquis (Ne jamais dire j’irai cracher sur vos tombes depuis longtemps refroidies)’ occupe une place à part puisque ce récit relève d’un exercice de style - recouvrant quelques trois cent titres de la littérature et constituant cependant une histoire particulière. ‘J’arnaque’ tient du jeu de miroir, ‘Hôtel des pas perdus pour tout le monde’ constitue une fable philosophique et ‘La folle journée de Monsieur Huit’ lorgne sur un certain surréalisme….





Enfin, ‘L’antre du sorcier’, ‘La maison du bonheur (-un autre regard)’ et ‘Au point du jour’ tiennent plus sans doutes du récit d’ambiance.





Par ailleurs, la présentation ne serait pas complète sans évoquer ‘Hier est demain’ ou ‘Apocalypse’ et leur coloration «Fantasy» - ou encore ‘Petit poucet et grand chambardement’ emmenant celui qui s’y prend dans une étrange odyssée de l’espace …









Mon questionnaire de Proust... :




Une métaphore pour me définir:




- Peut-être...




- Ou encore : un livre à chapitres ouverts, à tiroirs secrets. Avec des conclusions qui posent questions et des questions qui sont autant de réponses. Des rebondissements multiples attachés à une trame unique. Une héroine qui pleure de rire et qui rit en larmes sur une histoire jamais achevée...








Ma plus grande audace:




- Y croire!








Le don que j’aurais aimé posséder:




- Le talent du talent








La qualité que je préfère chez les autres:




- La sincérité (des émotions), le doute (de la raison), la force (de l'action) - le tout à l'unisson








Le ou les mot(s) qui m’enchante(nt):




- Rire, partager, frémir, espérer, aimer








Le ou les mot(s) qui m’irrite(nt):




- Non! Jamais.




- Et racismes, et ségrégations, et discriminations...








Le livre que j’aurais aimé écrire:




- "La nausée" pour l'impact; "Le petit prince" pour le message; "Tous les hommes en sont fous", pour le style; "La grammaire est une chanson douce", pour l'idée...








Les convives de mon dîner idéal:




- Albert Jacquard, Axel Kahn, Edgar Morin, Michel Onfray - et un 'invité-mystère', nécessairement, pour laisser place au hasard et à ses farces ou richesses...




- Ou encore, un qu'on aime, un qui compte, tout simplement!








Celui (ou celle) à qui j’aimerais dire merci, et pourquoi:




- Un médecin, qui donne leurs chances aux possibles et ouvre les portes de l'avenir








Une autre vie que la mienne… ce serait:




- Celle de l'autre, sans qui tout est vain - en face-à-face et non en lieu et place








L’épitaphe que j’aimerais lire à mon sujet:




- Elle aura essayé; Elle a aimé; Elle nous manque.