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La petite boîte d'albâtre
ISBN : 9782353352111
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La petite boîte d'albâtre

Par Patrick LAGNEAU


Thème : Sentimental
Genre : Roman
340 page(s) noir et blanc
Format classique 13/20 cm
Ouvrage publié le 18/07/2008
20.00€
7.90€

Claude et Liliane forment un couple heureux. Ils fêtent leur septième anniversaire de mariage au restaurant. Sur le trajet du retour, un évènement imprévu fait tragiquement basculer leur histoire. Claude, un moment entre la vie et la mort, apprend à son réveil que sa femme, elle, n’est plus de ce monde et que son corps a déjà été incinéré. La vie de Claude, soudain, s’effondre. La souffrance demeure insoutenable, jusqu’au jour où le destin fait de Claude le sauveur de Louise. Pour le remercier, Louise lui confie une boîte dans laquelle se trouve une gélule bleue, remède miracle ou cauchemar ultime de Claude…


Mots-clés :

Né à Belleville sur Meuse, près de Verdun, Patrick Lagneau, tout au long de sa carrière de formateur, a placé son énergie créative dans les pièces de théâtre, les comédies musicales, les scénarios, pour et avec ses élèves. Il a réalisé avec eux une quarantaine de courts-métrages vidéo, dont certains furent primés en festivals. La petite boîte d’albâtre est son premier roman. Patrick Lagneau s’est remis à l’écriture pour un second titre Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet.

La presse en parle:
Article paru dans L'Est Républicain le 2 octobre 2008
 
Evènements:
Patrick Lagneau en dédicace à L'Espace Culturel LECLERC de Bar-le-Duc le samedi 4 octobre de 15h00 à 18h00
 
Découvrez un extrait du roman La petite boîte d'albâtre
de Patrick Lagneau
 
INTERVIEW Rencontre avec... Patrick LAGNEAU 20/08/08
 
EDILIVRE : Patrick Lagneau, vous êtes l’auteur de La petite boîte d’albâtre paru aux éditions Edilivre en Juillet dernier. En quelques mots et pour ceux qui n’ont pas encore lu le livre, c’est l’histoire d’un couple heureux Claude et Liliane. Ils fêtent leur septième anniversaire de mariage au restaurant. Sur le trajet du retour, il se produit un incident. Claude tombe dans le coma. Il apprend à son réveil que sa femme est décédée et que son corps a déjà été incinéré. Claude accuse mal le choc et s’apprête à sombrer quand son destin croise une vieille femme qui va mettre entre ses mains, son destin sous forme d’une gélule... On ne va pas tout révéler bien entendu !
L’écriture d’un livre est indéniablement un engagement de la personne, corps et esprit ; une véritable aventure. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’entreprendre ce roman ?
 
Patrick LAGNEAU : Pour moi, l’idée d’écrire ce roman n’est pas venue sur un coup de tête. C’est une maturation, une gestation pendant lesquelles l’esprit se nourrit des expériences vécues, de rencontres, de lectures, de chemins de traverse. Et au-delà de ce stockage inconscient d’informations, j’ai eu, depuis toujours, l’envie, le besoin d’écrire. Avoir entre les mains un stylo (aujourd’hui un clavier) et une feuille blanche (aujourd’hui un écran) est une invitation à l’aventure, une incitation à la découverte d’histoires et de personnages qui n’existent pas encore. Quelle délectation que voir apparaître les mots qui, liés les uns aux autres, forment des phrases, puis des paragraphes dont la structure crée la narration.
Pour me lancer dans l’écriture de ce roman en particulier, je suis parti d’un constat. J’ai eu longtemps comme centre d’intérêt dans mes lectures une constante : le temps ! Tous les romans que j’ai lus sur ce thème sont vraiment mes racines. Comme il m’avait semblé, humblement, avoir épuisé ce qui se faisait de mieux sur le sujet, je me suis dit : puisque je ne trouve plus rien sur ce thème, je vais moi-même écrire des histoires. Je me suis donc rôdé avec une nouvelle, mais ce qui a été le véritable détonateur, c’est l’informatique et le traitement de texte. Je suis quelqu’un de très ordonné, aussi, taper ces mots, ces phrases, ces paragraphes avec une lisibilité et une présentation quasi « professionnelles » ne pouvait que m’enthousiasmer. D’autant plus que les possibilités de rectifications, par suppressions, ou par « copiés-collés » permettent de progresser avec toujours la même efficacité dans la présentation.
De plus, j’avais noté pendant de nombreuses années, des idées relatives à mon thème de prédilection. En tout cas, suffisamment pour commencer à réfléchir sérieusement à la trame de mon roman. Et pour tout ce qui est de l’ordre de l’imagination et de la créativité, j’ai un endroit bien à moi pour réfléchir : sur mon vélo. Quand je traverse les paysages de ma Lorraine natale, en dilettante, (le Tour de France n’est pas pour moi), les projets naissent. Seul sur ma bicyclette, mis à part pédaler, je n’ai que ça à faire. Réfléchir. En général, c’est de là que viennent mes meilleures idées. Et c’est là qu’est naît la trame de La petite boîte d’albâtre.
 
EDILIVRE : Que retenez-vous de ces mois d’écriture ?
 
Patrick LAGNEAU : Le fait le plus marquant est une découverte sur moi-même. J’aimais écrire avant de me lancer dans ce roman, mais j’ai ressenti une sensation nouvelle que je ne me connaissais pas, l’addiction. Je travaille environ trois, quatre heures par jour, le matin, quand mon emploi du temps me le permet. Il m’arrive parfois d’abandonner pendant deux ou trois jours mon récit, et je ressens alors le manque. Mes personnages me manquent, mon histoire me manque. Certaines nuits, il m’arrive d’en rêver. Mon subconscient poursuit le cheminement de mon imagination, à tel point que parfois, je me réveille avec à l’esprit les pistes que mon subconscient a tracées pour moi. Cela me réveille et dans ces cas-là, impossible de me rendormir. Alors je me lève et il ne me reste plus qu’à mettre en forme littéraire les souvenirs de ces pistes. Quand vous me posiez la première question, vous me disiez justement que l’écriture d’un livre est un engagement de la personne, corps et esprit. Oui, je le confirme. Nous sommes habités par les personnages, nous les côtoyons, et bien souvent, ce sont eux qui dirigent le récit. Ils ont leur propre vie, leurs choix, leur libre-arbitre, et en tant qu’auteur, on ne peut pas leur faire dire ou faire n’importe quoi.
Dans La petite boîte d’albâtre, à un moment, Charles rencontre Claude sur une place de Bar-le-Duc pour un échange tendu, qui explique au lecteur comment la personnalité de Charles a été construite dans son adolescence. Il m’est arrivé, après l’écriture de ce passage de passer à pieds sous la statue du Maréchal Oudinot où, dans mon esprit, a eu lieu cette rencontre et de me dire : « Tiens, c’est là que ça s’est passé… ». Presque les aurais-je vus…
Toute cette fantasmagorie montre bien à quel point l’esprit et le corps sont engagés dans le processus d’écriture.
Un autre point également à souligner. Pendant la période d’écriture du roman, il m’est impossible d’entrer dans le roman d’un autre auteur. La concentration fait défaut, car mobilisée ailleurs.
 
EDILIVRE : Avant La petite Boîte d’albâtre, vous aviez déjà une activité littéraire orientée vers le récit court, la mise en scène et le scénario. Votre passage d’un style plutôt scénique et cinématographique au roman est une belle réussite. Ce nouveau type d’écriture a-t-il constitué une difficulté pour vous ?
 
Patrick LAGNEAU : Pas vraiment une difficulté en soi dans le sens où le processus de créativité est le même. Il faut toujours raconter une histoire qui tienne la route. Un héros doit atteindre un objectif, rencontrer des adjuvants, des obstacles, jusqu’au dénouement libérateur. Quand on écrit des scénarios, on pense d’abord en images. On se projette un film qui n’existe pas encore sur son écran intérieur et puis vient l’écriture. L’image doit parler, le dialogue vient après.
Pour le roman, le principe est le même pour la structure, mais la grande différence est que toutes les images doivent être suscitées et transmises au lecteur. C’est une suggestion qui se transforme en autosuggestion. Et enfin, le plus, c’est la psychologie des personnages, leurs sentiments, leurs envies, leurs émotions, que l’on doit traduire par des mots, et qui vont transformer les personnages fictifs en véritables êtres humains. Là, pas de jeu d’acteurs. Juste une perception du caractère des personnages pour lesquels le lecteur pourra avoir une empathie ou pas.
 
EDILIVRE : La petite Boîte d’albâtre mêle une histoire d’amour à une trame fantastique, le tout dans un style contemporain, ce qui semble traduire des influences multiples. Confirmez-vous ? Quel a été le matériau de ce roman ?
  
Patrick LAGNEAU : Comme je l’ai dit auparavant, mon thème de prédilection est le temps. Le temps qui passe, les outrages du temps, le voyage dans le temps… Donc là, ce sont les racines. Les écrivains contemporains comme Marc Lévy, Dan Brown, Harlan Coben, m’ont influencé par le style incisif de la narration, avec une touche fantastique pour Marc Lévy dans laquelle je me suis complètement retrouvé. Je n’ai découvert Guillaume Musso qu’après l’écriture de La petite Boîte d’albâtre. Mais j’aime la trame de ses romans, dans lesquels réalisme et fantastique se côtoient dans un suspense toujours haletant.
Sans dévoiler le contenu de mon roman, l’idée de base était que Claude rencontre une vieille dame qui lui remet quatre pièces d’un euro. S’il parvient à offrir ces quatre pièces à quatre personnes âgées et qu’elles les acceptent, alors il pourra revivre quatre fois la dernière année de sa vie de couple avec sa femme, pourtant décédée. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un pari insensé que de raconter quatre fois les mêmes situations, d’où la gélule offerte par Louise pour que Claude ne revive qu’une seule fois, mais intensément, cette dernière année.
 
EDILIVRE : Il existe un long chemin à parcourir entre l’écriture d’un livre et sa publication. Comment avez-vous choisi de l’emprunter, et comment le voyage s’est-il déroulé ?
 
Patrick LAGNEAU : Une fois le manuscrit terminé, je l’ai fait relire par plusieurs personnes, et leur avis m’a permis de mieux cerner parfois le caractère de mes héros. A force de vivre avec les personnages, des fractions de leur vie restent floues pour les autres, il faut réajuster, préciser, affiner, peaufiner, pour rétablir l’équilibre entre les personnages que j’ai imaginés et la perception que les lecteurs en ont.
J’ai envoyé ensuite le manuscrit retravaillé à plusieurs maisons d’édition, quatre m’ont répondu dont la vôtre. Ce qui a fait la différence est que deux d’entre elles me demandaient pour la publication, 2800 euros pour la première, et 3200 euros pour la seconde. La troisième avait bouclé sa programmation littéraire pour l’année ( ?). Et puis Edilivre m’a offert spontanément et très rapidement un contrat. Je me demande encore si je n’ai pas rêvé. Mais les contacts que nous avons ensemble sont là pour me prouver le contraire.
 
EDILIVRE: Avez-vous destiné ce livre à un public en particulier ?
 
Patrick LAGNEAU : A priori, non. A la fois fantastique et sentimental, avec un suspense permanent, il ravira, je pense, celles et ceux qui aiment se laisser emporter avec enthousiasme par un récit exaltant jusqu’au dénouement.
 
EDILIVRE : Outre le nôtre, positif, avez-vous déjà eu des retours sur votre ouvrage ? Qu’en ressort-il ?
 
Patrick LAGNEAU : Les premiers retours sont plutôt positifs. Il paraît que l’on aimerait rapidement arriver au terme de la lecture pour en connaître le dénouement. Ce qui fait lire La petite Boîte d’albâtre très rapidement.
 
EDILIVRE : Avez-vous des projets littéraires en cours ? Futurs ?
 
Patrick LAGNEAU : Oui. Un second roman est en cours d’achèvement. Son titre : Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet. Une autre histoire autour du temps. Et même comme l’annonce le titre, autour des voyages dans le temps.
En fin d’écriture de ce second roman, je me suis aperçu que les personnages avaient encore des choses à faire dans leur vie propre. Le cycle de leurs aventures n’est pas terminé. Il y aura donc encore au moins deux tomes après celui-ci. Et pour l’auteur, de quoi alimenter l’addiction.
 
EDILIVRE : Marc Lévy ou Guillaume Musso ? (Pourquoi ?)
 
Patrick LAGNEAU : Les deux mon général ! Marc Lévy m’a bluffé avec son premier roman Et si c’était vrai et depuis j’aime lire ce qu’il écrit. J’ai été un peu déçu par Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites car j’ai ressenti un manque de crédibilité dans sa proposition qui m’a suffisamment perturbé au point de ne pas entrer dans la narration. Comme je l’ai précisé plus haut, il m’est difficile de me lancer dans une lecture pendant que j’écris. Maintenant que Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet sont terminés, je vais sans doute refaire une tentative. Car il y a de la frustration à ne pas aller au bout d’un Marc Lévy.
Quant à Guillaume Musso, j’aime me faire balader dans ses histoires fantastiques dont la narration est quasiment cinématographique. Il y a du visuel chez cet auteur-là. Et j’aime ça.

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