Rencontre avec...
Sandra Bollini
Interviewé le 26-07-2010
Ouvrages concernés :
Edilivre : Mélusine, vous venez de publier votre nouveau recueil de poésie « Etincelle d’une vie obscure » aux éditions Edilivre. Avant de parler de votre livre, pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?
Mon parcours fut tout ce qu’il y a de plus simple (rire)…j’ai grandi dans une famille assez atypique, une mère très gentille, dévouée, un père peu présent et très autoritaire et un frère avec lequel je me suis toujours mal entendue. Nous vivions parmi les animaux, (cheval, chèvres, moutons, oies, canards, poules…) les voisins nous prenaient pour des marginaux.
Mon adolescence a été chaotique, c’était sexe, alcool et drogues…j’ai suivi pendant cette période redoutable des cours de secrétariat que j’ai par-dessus tout détesté…mais j’en garde de bons souvenirs grâce aux copines. J’ai par la suite eu beaucoup de mal à trouver un emploi, j’ai fait pas mal de petits boulots qui ne m’ont mené à rien puis j’ai trouvé ma vocation auprès d’adultes déficients mentaux en tant qu’Aide-Médico-Psychologique et depuis 13 ans j’exerce toujours ce même métier. J’avais eu l’occasion de les côtoyer lors d’un boulot et à ce moment là j’ai su que je voulais travailler auprès d’eux, j’ai donc fait des pieds et des mains pour obtenir ce poste.
Mon adolescence a été chaotique, c’était sexe, alcool et drogues…j’ai suivi pendant cette période redoutable des cours de secrétariat que j’ai par-dessus tout détesté…mais j’en garde de bons souvenirs grâce aux copines. J’ai par la suite eu beaucoup de mal à trouver un emploi, j’ai fait pas mal de petits boulots qui ne m’ont mené à rien puis j’ai trouvé ma vocation auprès d’adultes déficients mentaux en tant qu’Aide-Médico-Psychologique et depuis 13 ans j’exerce toujours ce même métier. J’avais eu l’occasion de les côtoyer lors d’un boulot et à ce moment là j’ai su que je voulais travailler auprès d’eux, j’ai donc fait des pieds et des mains pour obtenir ce poste.
Edilivre : Votre parcours professionnel a-t-il eu un lien avec l’écriture de ce recueil ?
Oui et non. Oui car les personnes que j’encadre m’aident à avancer, me donnent la force de me lever chaque jour et non parce que la plupart de mes poèmes parlent de mon passé, des mes amours, des mes rencontres, de mes peurs, mes doutes, mes peines…
Edilivre : Pouvez vous présenter votre recueil de poésie à nos lecteurs ?
Mon recueil parle essentiellement de moi, je suis un peu narcissique et égocentrique (rire), en fait j’ai encore du mal à écrire sur tout et rien, je n’ai pas la chance qu’ont d’autres poètes, cette facilité d’écrire sur les évènements de la vie, sur des choses qui nous entourent…je suis maniaco dépressive et je pense que ce besoin d’extérioriser mes démons passent par écrire sur moi en général. D’une manière sombre ou joyeuse en fonction de mon état psychologique.
Je peux aussi écrire des poésies loufoques, je suis une personne qui ne se prend que très peu au sérieux donc j’arrive à tourner en dérision bien des choses lugubres de ma vie, j’écris parfois d’une manière ironique, enfin j’ai un petit côté ironique.
Je peux écrire sur l’amour, mes fantasmes…j’ai un côté très fleur bleue, je crois au Prince Charmant d’ailleurs je pense avoir trouvé le mien….(il représente mon idéal masculin) et sans lui à mes côté jamais je n’aurai osé envoyer de manuscrits, me lancer dans une telle aventure.
Et puis il y a toute cette partie moins rose de ma vie qui me fait écrire des textes noirs…parfois assez durs.
Je peux aussi écrire des poésies loufoques, je suis une personne qui ne se prend que très peu au sérieux donc j’arrive à tourner en dérision bien des choses lugubres de ma vie, j’écris parfois d’une manière ironique, enfin j’ai un petit côté ironique.
Je peux écrire sur l’amour, mes fantasmes…j’ai un côté très fleur bleue, je crois au Prince Charmant d’ailleurs je pense avoir trouvé le mien….(il représente mon idéal masculin) et sans lui à mes côté jamais je n’aurai osé envoyer de manuscrits, me lancer dans une telle aventure.
Et puis il y a toute cette partie moins rose de ma vie qui me fait écrire des textes noirs…parfois assez durs.
Edilivre : Pourquoi avoir choisi les éditions Edilivre pour la publication de ce nouveau livre ?
J’ai d’abord envoyé cinq manuscrits à cinq maisons d’éditions avec à la clé cinq contrats que j’ai du refuser, ce n’était pas dans mes moyens et les contrats en eux même ne m’inspiraient pas. Ensuite j’ai lu un recueil d’une de mes amies et j’ai vu qu’elle publiait chez vous après lui avoir posé quelques questions, je me suis laissée convaincre et je vous ai envoyé mon manuscrit. Depuis j’en suis ravie.
Edilivre : Etes-vous vous-même amatrice de poésie ? Quelles sont vos influences ?
Oui je suis une admiratrice de poésies…mes références sont Baudelaire Rimbaud, Aragon.
Edilivre : Vous parlez de l’amour, de l'érotisme et de la mort dans vos poèmes, d’où vient cette inspiration ?
Comme je vous le disais plus haut, mes textes parlent de moi, de ma vie, mon passé, mes rêves, mes peurs, mes peines…mon inspiration première c’est ma vie qu’elle eût été bonne ou mauvaise. Pour le moment j’ai encore ce besoin d’extérioriser mes maux en posant des mots sur le papier.
Edilivre : Vous parlez dans une de vos poésie de Katmandou, y êtes vous allé ? Quels souvenirs vous a laissé cette ville ?
Malheureusement non…mais si un jour j’ai la possibilité d’y partir je le ferai, ce pays m’inspire la sérénité, la paix intérieure, malgré la pauvreté qui y pèse. En fait à cette période j’avais envie de tout envoyer balader et je discutais beaucoup avec un ami Indien « Christian » pour ne pas le nommer et du coup je me suis lancée j’ai écrit ça tout en regardant sa photo ou il avait l’air si « Grand Sage », en réalité j’aurai du écrire « j’me barre à Pondichéry » car il est originaire de là mais Katmandou me plaisait bien. Je sais qu’il ne m’en voudra pas trop (rire)
Edilivre : Quelles ont été vos dernières lectures ?
Paulo Coelho « Véronika décide de mourir ».
Edilivre : Fréquentez-vous des blogs littéraires ? Si oui, lesquels ?
Oui j’en fréquente un depuis au moins 4 ans…la passion des poèmes.
Edilivre : Comment se présente la suite ? Avez-vous d’autres projets littéraires ?
Oui j’ai un grand projet qui me tient à cœur…mais pour cela il me faut du temps et les mots, je voudrais écrire un conte fantastique pour adultes, j’ai déjà la trame manque juste le reste (rire) sinon je compte bien publier un autre recueil de poésies d’ailleurs j’y travaille. Mais le principal à mes yeux c’est d’avoir réussi à publier mon premier livre, j’en suis très fière. Je n’espère pas devenir riche ni célèbre mais laisser une trace ainsi je trouve ça magique!!! Je pense que je ne vous remercierai jamais assez…encore merci pour tout.


