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Rencontre avec…Marcel Dumas Auteur de L’homme qui pouvait arrêter le temps EDILIVRE : Marcel Dumas vous venez de publier « L’homme qui pouvait arrêter le temps» aux éditions EDILIVRE dans la collection Coup de Cœur. Avant de parler de votre ouvrage, nous aimerions en savoir un peu plus sur vous. Pouvez-vous vous présenter ? L’AUTEUR : Mais avec plaisir ! Eh bien, comme mon accent vous le laisse deviner, je suis originaire du midi. Précisément, je suis né à Cagnes-sur-Mer en 1947 (l’année des calamités !) par un beau matin de novembre, « entre le chant du coq et le passage du Mistral », train mythique de ma jeunesse. J’ai grandi entre ciel, terre et mer, dans une nature encore intacte et accueillante, avant que la Côte d’Azur ne soit intégralement bétonnée, de Menton à Fréjus. A ce sujet, j’ai regretté souvent de ne pas être en Corse, vous pouvez me croire, car j’aurais certainement su comment protéger « mon littoral » !! J’ai, plus tard, pu pallier mes « frustrations de nature » en m’installant en Lorraine et je vais vous dire par quel cheminement : tout simplement après avoir épousé une vosgienne native d’Epinal qui effectuait la saison d’été en tant que coiffeuse-esthéticienne à Cagnes-sur-Mer, en 1969 (année érotique, d’après Gainsbourg, marquée par les premiers pas de l’homme sur la lune… que demander de plus ?). Une grève d’EDF nous a réunis sur la plage, puis le coup de foudre (merci EDF !) et 6 jours après, nous étions mariés. Cela fait 40 ans que ça dure et nous sommes repartis, si la santé nous le permet, pour quelques décennies de plus. Sa famille résidait à Viocourt, charmant village vosgien dont j’ai particulièrement apprécié l’environnement et où, sans hésitation, nous nous sommes établis dès la retraite, fin 2007, au sein d’une nature autre que celle de ma jeunesse mais qui a fini par me conquérir et faire de moi un inconditionnel des Vosges. Préalablement, nous avons vécu 35 ans en région parisienne où j’ai consacré l’essentiel de ma carrière à l’aéronautique en tant que pilote professionnel avion/instructeur et concepteur d’aéroports. Ingénieur-urbaniste, j’ai eu la chance de faire ma carrière dans une société spécialisée en aménagements et équipements aéroportuaires. J’ai principalement travaillé à l’exportation et c’est au cours de mes nombreux voyages professionnels que je me suis lancé dans l’écriture. Je ne vous cache pas que j’avais, depuis longtemps, les « fourmis » dans les doigts, mais encore fallait-il leur laisser faire leurs premiers pas, et c’est ce que j’ai fait ! Débordant d’imagination, j’ai pu, plume à la main, meubler les longs vols internationaux, lesquels me parurent, in fine, de plus en plus court. C’est ainsi que j’ai pu mettre en exergue et de front, les trois histoires qui me trottaient dans la tête, pratique idéale pour lutter contre « la page blanche ». Comme pour tout écrivain, l’imagination joue parfois de mauvais tours en boudant les mots et rien n’est plus frustrant qu’une feuille immaculée à l’issue d’un « tord méninges » de plusieurs heures. Sauter d’un roman à l’autre a été pour moi salvateur, mais attention à ne pas perdre le fil ! EDILIVRE : « L’homme qui pouvait arrêter le temps » est-il votre premier ouvrage ? Que représente t–il pour vous ? Pourquoi avoir choisi Edilivre ? L’AUTEUR : A vrai dire, « L’homme qui pouvait arrêter le temps » est mon premier roman chez Edilivre. J’en avais déjà commencé deux autres auparavant publiés par un autre éditeur, alors que je ne vous connaissais pas. De plus, « L’homme qui pouvait arrêter le temps » ne correspondait pas à leur « ligne éditoriale ». J’avais soumis le manuscrit à des amis écrivains qui unanimement en avaient fait l’éloge et m’avaient affirmé que mon ouvrage était digne de publication. Il est toujours bon d’avoir l’avis de ses pairs. En désespoir de cause, je me suis donc mis en quête d’un éditeur et je suis tombé sur Edilivre en surfant sur internet. Je me suis vite rendu compte de la qualité et de l’ampleur de vos publications et je vous ai transmis le manuscrit. Vous connaissez la suite. Sur un plan professionnel, je n’ai pas tardé à me rendre compte que j’avais à faire à des gens passionnés par leur métier et j’ai eu raison de vous faire confiance. De plus, mon « coup de cœur » pour votre maison d’édition s’est également avéré être le vôtre. Alors, comment ne pas être heureux ? Ce roman où se mêle le comique, le fantastique, l’érotique et le policier est pour moi l’aboutissement de quelques années d’écriture et de plaisir où j’ai mis toute ma fougue à raconter une histoire originale passionnante d’un bout à l’autre et surtout sans vulgarité, aucune. Chers lecteurs, à vous de juger ! EDILIVRE : Dans ce roman la vie de Baptise Rouquette bascule tout à coup quand un vieil homme lui offre la possibilité de suspendre le temps. On tombe alors dans une atmosphère magique et fantastique. Comment l’envie d’écrire ce roman est-elle née chez vous ? L’AUTEUR : Vous savez, l’envie d’écrire chez un écrivain est omniprésente. Il se lève et se couche bien souvent l’esprit en ébullition et « les fourmis » dans les doigts. Il suffit parfois d’un rien pour que toute une histoire surgisse de son imaginaire. Lorsque je suis arrivé en région parisienne, je passais tous les matins par la gare Saint-Lazare pour me rendre à mon travail. A la descente du train, je voyais les gens courir dans tous les sens, un peu comme dans un film en accéléré. Emporté malgré moi par cette marée humaine, je finissais toujours par avoir le « tournis ». Je me demandais alors pourquoi tant se presser : les gens étaient-ils à la « bourre » tous les matins ou bien aimaient-ils autant leur boulot pour courir de la sorte ? En fait, c’est en discutant avec mes voisins qui eux aussi prenaient le train que j’ai fini par comprendre qu’il ne s’agissait que d’une bien mauvaise habitude que celle de toujours cavaler ainsi. Allez chercher à comprendre !! Eh bien, me dis-je, si seulement je pouvais suspendre le temps, tout ce bouillonnement et ce brouhaha disparaîtraient, au grand plaisir de mes méninges et tympans. Magie de l’imaginaire, l’histoire se mit peu à peu en place dans mon esprit pour prendre forme, les personnages m’apparaissant au fil de mes pensées et bientôt, le « scénario » du livre me parut suffisamment avancé pour passer à l’écriture. Bien entendu, je nageais alors dans le magique et le fantastique, mais comment pouvait-il en être autrement ? Suspendre le temps n’est pas courant ! EDILIVRE : Le héros de votre ouvrage Baptiste Rouquette possède un pouvoir que l’on rêve tous de détenir au moins une fois dans sa vie. Dans une société où « le temps c’est de l’argent », chacun d’entre nous saurait trouver une bonne raison d’utiliser cette montre magique. Qu’est- ce qui vous a inspiré ce thème immortel? L’AUTEUR : Tout à fait l’inverse et probablement l’envie de vivre à mon rythme, sans artifice, dans une vie faite de davantage de calme, de quiétude et d’amour. Croyez-vous vraiment que ce rêve de pouvoir magique soit partagé par le plus grand nombre ? Le « time is money » n’est qu’un concept de notre société « d’argent roi » où pour certains, en avoir toujours plus semble être prédominant à leur bonheur. Il n‘est heureusement pas partagé par tous mais est-ce vraiment l’avis de ceux qui ne peuvent prétendre seulement y songer, surtout lorsqu’il s’agit de leur propre survie ? Certainement aimeraient-ils suspendre le temps pour changer leur sort… Gagner sa vie est certes honorable mais lutter pour ne pas la perdre est dramatique, non ? Simplement manger et ne pas avoir froid est devenu le quotidien de beaucoup (merci Coluche pour tout ce que tu as fait pour les plus démunis) et ce concept du « temps = argent » ne concerne que ceux qui ont la possibilité et la velléité d’en user. Personnellement, même s’il faut de l’argent pour vivre (bien), il ne fait pas partie de mes finalités. J’ai pourtant longtemps vécu dans le monde des affaires et j’ai trop souvent vu certains s’authentifier dans « le cul, le fric et le pouvoir ». Grand bien leur fasse si tel est leur but, mais je me suis toujours demandé s’ils ne passaient pas à côté de valeurs essentielles, emportés par leur élan ? C’est pour ces raisons et sur ce thème que j’ai pu aborder le sujet et bâtir mon roman, volontairement comique pour adoucir son côté « dérision » et j’ai voulu y associer un personnage plutôt banal, dadais, niais et puceau de surcroît, lequel parviendra à ses fins par le biais de pouvoirs magiques. Posez-vous la question : si vous possédiez réellement le pouvoir de suspendre le temps, qu’en feriez-vous vraiment ? Je suis certain que chacun de nous a sa propre réponse… EDILIVRE : Quelle étape dans l’écriture de ce roman a été la plus difficile pour vous ? L’AUTEUR : Certainement de ne pas raconter une histoire trop sérieuse et trop ennuyeuse pour le lecteur, malgré son côté fantastique. Le plus difficile a été de la rendre comique, par le biais de situations cocasses et surprenantes. Et rendre « caricatural » les défauts et les passions de mes contemporains a été également un exercice permanent de chaque ligne, de chaque paragraphe, de chaque chapitre. EDILIVRE : Au-delà de l’écriture qu’est-ce qui vous passionne le plus dans la vie ? Avez- vous des projets personnels que vous souhaiteriez confier à vos lecteurs ? L’AUTEUR : Vous savez, j’ai vécu une vie professionnelle trépidante dédiée à l’aéronautique et je me suis passionné pour les deux métiers dont je vous ai parlé, lesquels m’ont apporté de nombreuses satisfactions, notamment la découverte de la planète « vue d’en haut » et la connaissance de nombreux pays à travers le monde. Cela ne s’est pas fait sans quelques sacrifices, vous devez bien vous en douter. Aujourd’hui, enfin en retraite (façon de parler !), j’espère avant tout conserver ce qui me parait être le plus important, la santé, pour profiter de ma belle région d’adoption, la Lorraine, et continuer à prendre du plaisir en famille, que j’ai trop négligée durant mes années actives, et dans l’écriture, ainsi que dans les joies qu’offre la nature comme le jardinage, la pêche et la cueillette des champignons. Des trucs simples quoi, mais ô combien vivifiants ! EDILIVRE : Avez-vous des projets littéraires en cours ? (Prochaine publication, séances de dédicaces, etc.) L’AUTEUR : Bien entendu ! Comme je vous l’ai laissé entendre, lorsque l’écriture vous tient, elle ne vous lâche plus, au même titre qu’une passion. Au fil du temps, plusieurs autres histoires ont pris tournure dans mon esprit et je suis en train de les concrétiser sur le papier, de front, comme les précédentes, toujours pour lutter contre « la page blanche ». Il y en a quatre en tout. Deux d’entre-elles sont la suite d’un premier roman d’aventure et font partie d’une trilogie. Les deux autres sont consacrées à la terrifiante actualité qu’est la pédophilie (roman policier) et à une étude plutôt comique des comportements humains sous forme de nouvelles, sans toutefois perdre le lecteur dans les méandres de la psycho-éthologie. Restons simples ! Parallèlement, je bouge beaucoup pour assurer la promotion de mes ouvrages déjà édités, auprès des médias locaux (librairies, journaux, revues, télévision régionale) et je participe et participerai à divers salons du livre, régionaux et internationaux. En mars, je serai par exemple présent au salon du livre de Villers-Lès-Nancy et de Paris/Porte de Versailles pour quelques séances de dédicace. A suivre, donc… EDILIVRE : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? L’AUTEUR : Peut-être vous parler du magnifique fait de civilisation qu’est l’écriture. Des premiers écrits cunéiformes à l’imprimerie Gutenberg, jusqu’au clavier d’ordinateur, rien n’a vraiment changé depuis son apparition, car l’écriture a été, est, et sera toujours l’expression d’un message dont toute civilisation a usé au travers des millénaires, que ce message soit religieux, politique, historique ou bien qu’il relate les us et coutumes, la vie de tous les jours ou encore qu’il raconte de magnifiques histoires nées de l’imaginaire. « Les écrits restent » et rien n’est plus important, me semble-t-il, que de pouvoir identifier ses propres racines. Alors, pour conclure, soyez certains, chers lecteurs, que je n’ai pas l’intention d’en rester là et je vous donne rendez-vous prochainement pour d’autres aventures… de notre temps ! Fin du « message », vous voyez, c’est simple !! |
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Rencontre avec Vincent Knock Auteur de Le début de rien EDILIVRE : Vincent Knock, votre premier livre, « Le début de rien », est disponible aux éditions Edilivre. Quelle est son histoire ? Comment est-il né dans votre tête ? Comment l'envie de l'écrire vous est-elle venue ? L'AUTEUR: Le début de rien raconte les histoires croisées de personnages en couleurs, tapis dans des corps nébuleux et englués dans des existences répétitives, mais avec des rêves. Nouant tour à tour des rapports schématiques autour des bacs des disquaires, des distributeurs à café, dans des couloirs sans fin, des appartements étriqués ou des salles de concert dans la grisaille lilloise. Autant de points de passages, existentiels, captant les individus comme des êtres en mouvement, mais toujours guettés par l'inertie définitive. Avec en toile de fond des histoires d'amour contrariées, des quêtes éperdues pour obtenir un tant soit peu de reconnaissance dans un siècle finissant. Mais le thème central du livre est la difficulté à entrer dans le monde adulte avec tout ce qu'elle implique de compromis. Voilà pour le décor ! L'impulsion pour écrire ce roman m'est venue assez tard. Disons qu'ado je n'écrivais pas et je lisais assez peu, je me disais tout le temps que ce genre de connerie n'était pas pour moi : s'enfermer délibérément pour s'avaler un pavé de plusieurs centaines de pages m'apparaissait suspect. Je passais le plus clair de mon temps à jouer dans un groupe de musique (pour l'aspect créatif) où à faire du skate-board (pour le côté sportif), souvent avec les mêmes potes. Et puis comme les groupes ne sont pas faits pour durer, je me suis retrouvé seul à ruminer dans mon coin. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à lire comme une brute, avec le sentiment que j'avais pris vachement de retard. Comme j'étais en fac, j'avais beaucoup de temps pour moi. J'ai écrit deux romans historiques sur l'Allemagne des années 30, à mon goût trop marqués par ce qui faisait déjà et qui a suscité une mauvaise réaction d'un éditeur connu. J'ai donc passé du temps à chercher mon sujet. Entré en institut de formation des professeurs après plusieurs années de vie active je me suis trouvé confronté à une génération qui n'était plus la mienne. Nous avions grandi avec « Star Wars » et Atari et eux ne juraient que par « Harry Potter » et Playstation. Certains profs stagiaires avaient dix ans de moins que moi avec leurs propres références culturelles, un langage commun, complètement décomplexé et prêt à bouffer de la vie. De quoi vous filer un sacré coup de vieux, à tout juste 30 ans ! Je voulais donc évoquer cela avant de tourner la page. Comme quand on fait le tour d'une chambre d'hôtel une dernière fois, pour voir si on n'a rien oublié, avant d'éteindre la lumière et de refermer la porte derrière soi. EDILIVRE : A-t-il été difficile de se retrouver devant une page à remplir ? L'AUTEUR: Disons que tout travail d'écriture nécessite de nombreuses recherches, lectures, notes, trame à suivre, etc. Je ne pars pas de rien. Je connais parfaitement l'endroit où je veux arriver. Reste le voyage entre le premier mot et le dernier qui restent, pour moi, un peu mystérieux. J'écris surtout le matin, très tôt, pour me dire que j'ai du temps. Je n'ai pas de rituel. Disons seulement que j'écoute de la musique pour empêcher d'entendre le ronron de mon ordinateur portable. EDILIVRE : Par la suite, vous avez choisi de publier. Racontez-nous cette histoire. Qu'est-ce qui vous a encouragé ? Pourquoi Edilivre ? L'AUTEUR : J'avais fait paraître un essai de démographie historique chez Edilivre, il y a quelques mois. Cela à cause de la grande liberté qu'offre leurs services (un extrait, un feuilletage possible sur l'écran de l'ordinateur, fabrication de marque-page, d'affiche à l'effigie du livre, service de presse à diffuser aux libraires, dépôt du livre à la BNF, indexation dans les catalogues en ligne des principales librairies, choix de la version papier ou du téléchargement du livre), la rapidité d'exécution, mais surtout la qualité de leur travail de création et de fabrication de l'objet livre. La littérature étant devenue visuelle, c'est certain qu'une première de couverture réussie permet de gagner en visibilité, il était impensable pour moi de ne pas importer le livre sur la Toile. Bien entendu, le texte doit toujours faire ses preuves ! Edilivre est pleinement dans le sens de la « démocratisation du livre ». Une démocratisation qui ne doit pas être entendue comme un appauvrissement de l'offre d'édition. Un partenariat pour une œuvre de fiction comme Le début de rien, s’est donc fait naturellement. EDILIVRE : Au fil des chapitres, vous mettez en scène une jeunesse désabusée. Vous décrivez sa vie avec justesse, entre la fac et les bars, les appartements mal rangés et les concerts, les amourettes et la vie de famille. D'où tirez-vous cette connaissance du jeune ? Est-ce un revival de vos années fac ? L'AUTEUR : Même si les premiers romans « empreints » pour ainsi dire beaucoup à l'expérience personnelle d'un auteur, le début de rien n'est en aucun cas une autofiction. Le traitement des portraits de chacun des personnages masculins ou féminins, avec l'utilisation de détails révélateurs pour leur donner des implications symboliques et philosophiques contribuent largement à donner à l'histoire une dimension existentielle universelle. Mes thèmes de prédilections étaient : la nostalgie, le souvenir de jeunesse omniprésent, la force des sentiments ou la décrépitude. Je voulais écrire une sorte de « livre sur rien » cher à Flaubert, d'où le choix de mon titre. Car à cet âge, on passe plus de temps à chercher quelque chose même si on ne sait pas vraiment quoi. Je pense que les vies cabossées de ces héros pourraient n'avoir aucun intérêt si elles ne faisaient tant échos par certains aspects à la vie de chacun d'entre nous. Nos fameuses années de jeunesse « qui comptent double ou triple » et nous renvoient à un passé qui nous habite pour toute une vie. EDILIVRE : Vos personnages ne vivent pas d'aventures extraordinaires. Ils n'entretiennent pas de relations complexes. Ils se laissent porter par leurs aspirations et par leurs désirs, jour après jour. Cette culture du normal et du quotidien, qu'on perçoit dans vos écrits, cela semble vous faire dire que personne ne devrait être obligé d'être exceptionnel, de faire de grandes choses. Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous qu'il existe une sorte de pression sociale à l'exploit ? L'AUTEUR : C'est l'éternel dilemme : Vaut-il mieux être acteur de sa propre existence au risque d'aller au-devant de grave déconvenue où au contraire se préserver en se contentant d'en rester un simple spectateur ? De nombreux blogs encouragent l'individu assoiffé d'amour que nous sommes tous un peu à faire étalage de son quotidien banal à souhait, l'universalisant du même coup. Et les commentaires de nombreux êtres tout aussi esseulés ou paumés reçus quotidiennement achèvent de vous convaincre que vous êtes quelqu'un de spécial qui gagne à être connu. Pourtant, tout ça n’est qu’une illusion. Le philosophe Clément Rosset l'a très bien démontré dans le réel est son double : l'homme tente le plus souvent de fuir le réel, lui préférant la fabrication d'un autre monde pour ne pas voir celui qui est donné à voir. Échapper à la réalité commune et sensible de l'existence en s'inventant une nature virtuelle jugée plus importante. Cet état de fait est encore plus criant chez les jeunes qui connaissent les technologies depuis toujours à la différence des trentenaires qui les ont découvertes au sortir de l'enfance. Leurs maîtrises pour les jeunes en sont innées et non acquises. Enfants de la « bulle internet » en quelque sorte, les jeunes d'aujourd'hui ne se questionnent pas de savoir si Loana est une star ou non, elle est connue, peu importe les raisons. Les jeunes ne s'étonnent d'aucunes réussite, rien ne les inquiète. D'ailleurs, la réussite ne passe plus forcément par un apprentissage long et laborieux. Mieux, l'exploit est plus remarquable encore s'il n'a nécessité que peu d'efforts, de temps ou de contrainte pour atteindre sa cible. Cela touche de nombreux domaines : en littérature avec des auteurs affichant fièrement leur quinze ans comme principal argument de vente où en musique, avec le phénomène des bébés-rockers, par exemple. Au contraire, plusieurs personnages de mon livre sont hantés par la question du sens à donner à tout ça, cette course effrénée à la réussite signifie-t-elle vraiment quelque chose ? Comme l'affirme l'un d'entre eux : nous sommes la génération dont les parents ne sont pas satisfaits [...] malgré leurs deux voitures, deux enfants, une maison individuelle avec jardin ou une moto. Ce livre est aussi là pour ça : rappeler que la vie ne se résume pas à une histoire de train qu'on doit forcément prendre en marche sous peine de rester à quai, où à la traîne des autres. Refuser cette alternative c'est déjà choisir. EDILIVRE : On ne peut pas dire que les personnages aient des repères stables. Ils aspirent à devenir mannequins, à investir le monde souterrain. Leurs idoles sont des métalleux. D'aucuns diraient que ces jeunes sont perdus, mais pas vous. Ils vivent quand même, ils se construisent quoi qu'il arrive, et deviendront des adultes comme les autres. Croyez-vous qu'il est dans la nature des aînés de critiquer la jeunesse ? De s'inquiéter à l'idée que leur monde sera demain en de telles mains ? L'AUTEUR : Il est dans la nature de la jeunesse de se construire en réaction à la culture de ses aînés. Les ruptures sont alors plus ou moins marquées selon les milieux socio-culturels, c'est certain. Même s’il est toujours intéressant pour une génération d'écouter les messages et valeurs véhiculées par les générations qui l'ont précédée, le propre de la jeunesse est de réinventer les cultures antérieures, de se les approprier en les mettant parfois à mal, pour que de ce terreau naissent de nouveaux modèles qu'ils soient sociaux, culturels ou économiques. À ce propos, l'exemple de l'industrie musicale qui n'a pas su amorcer son virage économique suffisamment tôt est particulièrement évocateur des craintes adultes pour cette culture jeune. EDILIVRE : Visiblement, vous connaissez bien la scène lilloise, en plus de vous intéresser à la musique. Qu'en pensez-vous aujourd'hui ? Est-ce que vous conseilleriez Lille à un groupe qui veut se lancer ? Y a-t'il selon vous un style mieux représenté que les autres à Lille ? L'AUTEUR : Beaucoup de choses souvent très différentes peuvent s'écouter de ce côté de l'hexagone. La scène lilloise avec ses bars-concerts du vieux-lille ou du quartier Moulins a fait les beaux jours d'une scène pop rock anglais aux débuts des années 90, avant de quasiment disparaître au profit de formations plus métalleuses au tournant du siècle. Aujourd'hui, la scène rap régionale est une des plus actives. Mais curieusement, aucune formation régionale, quel que soit le style, n'a réussi à percer sur le plan national. Lille reste tout de même un endroit intéressant pour en découdre musicalement. Avec des températures fraîches même en été, son éternel rideau gris de nuages, il est certain qu'on aspire plus à s'enfermer dans une cave de pub pour s'éclater les tympans à coups de riffs de guitares que de subir les assauts répétés en terrasse d'une pluie lavasse dans son verre. EDILIVRE : Maintenant que ça y est, que le livre est publié, qu'est-ce qui vous passe par la tête quand vous revenez sur cette aventure ? L'AUTEUR : Je me dis que ce qu'il y a de plaisant avec une publication c'est que ça arrête définitivement le processus créatif et qu'on va pouvoir se consacrer à autre chose. Même si on pense qu'on aurait pu écrire ceci ou cela d'une manière différente, retoucher un mot, une virgule, il faut savoir s'arrêter. Le livre publié signe un arrêt, comme une petite mort où une petite naissance, c'est selon. EDILIVRE : Vous souhaiteriez publier à nouveau ? Peut-être avez-vous déjà un projet en tête ? L'AUTEUR : J’ai terminé un manuscrit intitulé Courant alternatif qui développe les mêmes thèmes à travers l'histoire d'une adolescente qui souhaite découvrir l’identité de son père. Est-ce cette rock star qui avait défrayé la chronique en 2001 en tuant sa compagne d'alors au cours d'une banale dispute et qui vient juste de sortir de prison pour la plus grande joie de ses nombreux fans ? Dans cette quête, elle sera aidée par un surveillant, pas si désintéressé que ça. ? Ce texte est une illustration d'une citation de Christian Authier, « Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas ». Où comment faire de la nostalgie un art de vivre ! EDILIVRE : À vous le mot de la fin L'AUTEUR : Il en est également de certains livres comme de certaines rencontres, la promesse de quelque chose d’autre. Même si je place plus de confiance dans la fiction. |
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Rencontre avec… Monique Chavanne Auteur de « Cerise, une histoire d’amour » EDILIVRE : Monique Chavanne, vous avez publié il y a peu « Cerise, une histoire d’amour », aux éditions Edilivre collection Coup de Cœur. Dans cet ouvrage vous décrivez la vie d’une jeune fille atteinte de trisomie 21. Comment et depuis quand l’envie d’écrire est née chez vous ? L'AUTEURE: Depuis l’adolescence, mais je n’avais pas le temps. J’écris aussi des pièces de théâtre mais je manque de relations dans le milieu. Deux de mes pièces ont été lues au Théâtre du Nord Ouest à Paris. EDILIVRE : Cerise vit en famille d’accueil. Jusqu’à maintenant, on ne peut pas dire que la vie a été facile pour elle et ses parents. Julien, et surtout Marion semblent totalement perdus dans l’éducation de leur fille. Il est vrai que la naissance d’une enfant trisomique peut faire paniquer certains parents. Comment expliquez-vous cette réaction ? Que conseillez-vous aux jeunes parents d’enfants atteints de ce handicape ? L'AUTEURE: Je leur conseille de rencontrer le plu tôt possible d’autres familles dans un cas semblable. Il y a aussi la Fondation « Jérôme Lejeune » et les établissements « Jean Varnier » EDILIVRE : Ses parents n’arrivant pas à la gérer, Cerise est recueillie chez Violaine Arthur, Amélie et Lancelot. Cette gentille famille ne semble nullement dérangée par le handicape de Cerise. Pourtant, dans nos sociétés modernes, où l’on supporte mal la différence, les personnes handicapées sont souvent mises à l’écart. Comment expliquez-vous cette distance quasi-systématique que prennent les gens face au handicape ? L'AUTEURE: Cette distance ressemble à la peur. Les gens redoutent une quelconque influence de la personne handicapée sur leur vie ou sur celle de leurs proches. EDILIVRE : Vous avez travaillé toute votre vie auprès de personnes handicapées. Racontez-nous l’événement le plus marquant de votre carrière ? L'AUTEURE: Un jour que je m’entretenais avec un nain de naissance, il a évoqué ses souvenirs d’enfance et m’a dit : « Quand j’étais petit… ». EDILIVRE : Il est évident que votre expérience professionnelle semble être l’une des sources de cet ouvrage. Quelles en ont été les autres inspirations ? L'AUTEURE: La tendresse que j’éprouve pour ces personnes donneuses d’amour et que les gens méprisent. EDILIVRE : Comme ce livre en témoigne, vous avez consacré toute votre vie aux personnes handicapées. De quelle manière comptez-vous, vous investir dans l’avenir ? L'AUTEURE: J’écris, j’écris beaucoup, j’écoute aussi et je rends visite… EDILIVRE : Actuellement, avez-vous des projets littéraires dont vous souhaitez nous faire part ? L'AUTEURE: Oui, j’ai un projet littéraire en cours, d’ailleurs le manuscrit est terminé. Cet ouvrage raconte la vie d’un malade mental que l’amour avait rendu fou. |
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Rencontre avec… Geoffrey Bidaut Auteur de Bad Swimmers, Le lac des Cieux, épisodes 1 et 2 EDILIVRE : Geoffrey Bidaut, vous venez de publier Bad Swimmers, épisode 1 et 2 aux éditions EDILIVRE dans la collection Coup de Cœur. Avant de parler de votre ouvrage, pouvez-vous vous présenter ? L’AUTEUR : Alors je vais essayer de résumer tout ça ! Je suis né à Sète il y a vingt-six ans. Ma famille a déménagé à Marseille quand j’en avais huit. C’est là-bas que j’ai grandis, que j’ai rencontré des personnes formidables et surtout que j’y ai découvert ma première passion : le théâtre. L’année de mon arrivée, je me suis inscrit dans un atelier près du Vieux Port et cette passion ne m’a jamais quitté. A douze ans, j’ai été choisi pour jouer en alternance le rôle du petit voleur dans « La Bonne Ame du Se-Tchouan » de Brecht mise en scène par Gildas Bourdet au Théâtre National de la Criée. Le plus beau des cadeaux pour moi qui ne rêvais que de ça ! C’est en jouant sur cette impressionnante scène trois fois par semaine que j’ai eu une révélation: incarner un personnage, lui faire vivre des émotions, le transformer, c’était ce que je voulais faire. Et même si mon texte se résumait à « Ils sont là ! » et « Là-bas, au coin ! » (mais joué avec un immense talent, bien sûr !), l’idée de devenir acteur a rapidement fait son chemin. Un bac Littéraire en poche, j’avais logiquement décidé de monter à Paris et de m’inscrire au cours Florent, mais les moyens financiers et les recommandations de mes proches ont rapidement mis un frein à ce rêve. Après tout, combien de personnes finissent par regretter de ne jamais avoir « percé » dans le milieu ? Les places sont chères et peu nombreuses. J’ai donc choisi de me montrer raisonnable et d’aller à l’université de langues (peu importe laquelle, de toute façon, j’aime les langues étrangères). Ainsi, j’aurais eu assez de temps entre les cours pour passer des castings et faire du théâtre. Je me suis inscrit en fac d’italien où et j’ai fini major de ma promo chaque année. J’ai délaissé un moment le théâtre et est arrivé le moment fatidique où, sans véritable motivation, j’ai passé le CAPES, sans penser une seule seconde que je l’aurais obtenu du premier coup (j’avais d’ailleurs déposé des CV pour devenir vendeur de disques : les études, ça n’était vraiment pas pour moi) ! C’est ainsi que, sans bien réaliser de quelle façon tout cela était arrivé, je suis devenu enseignant. Au départ, j’ai accueilli la nouvelle comme une excellente opportunité : j’aurais eu des vacances et le temps pour continuer à passer des castings (puisque c’était bien ça le but premier). Marseille n’est-elle pas une capitale culturelle en devenir ? Oui, mais voilà, lors de ma titularisation, j’ai appris que j’étais muté… à Briançon ! Adieu « plage, soleil et castings » et bonjour « montagne, neige et tartiflette » ! La vie réserve bien souvent des surprises, et cette mutation m’a amené à explorer un domaine insoupçonné jusqu’à lors: l’écriture. EDILIVRE : Dans votre biographie en 4ème de couverture, il est écrit que la série « Bad Swimmers » est née dans votre esprit alors que vous étiez lycéen. Quel a été le cheminement de cette création ? Que représente ce roman pour vous ? L’AUTEUR : Oui, « Bad Swimmers » a connu un parcours très chaotique avant de devenir le roman que vous connaissez ! Tout a commencé à la fin des années 90, au moment où les « slasher movies » ont débarqué au cinéma. « Scream », « Souviens-toi… l’été dernier », « Urban Legend », les adolescents du monde entier – moi y compris - sont fous de ces films où des tueurs cagoulés massacrent des étudiants tous les quarts d’heure. A la sortie du cinéma, je dis à une de mes amies qu’il n’y a jamais de véritable intrigue et que l’on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages. Elle me répond « T’as qu’à en faire un ! ». Cette phrase fut le début de l’aventure. L’heure d’après, j’étais dans ma chambre en train de travailler sur un film intitulé « Swimmers », que la scène de la piscine du film « The Faculty » m’avait inspiré. En une après-midi, j’avais trouvé l’histoire et les personnages. A l’époque, ils ne s’appelaient pas Mel, Deb ou Marc mais Linnet, Joyce et Coward et la ville où se situait l’action avait pour nom Bratside. Le script écrit et les rôles distribués à la plupart de mes amis de lycée, il ne restait plus qu’à en tourner les cinquante pages. Mais le projet, rebaptisé « Bad Swimmers » entretemps, ne vit malheureusement pas le jour, faute de temps et de disponibilité. Quelques années après, alors que je suis à la fac, je décide d’en faire un livre. L’histoire me hantait, c’était comme si je devais absolument la coucher sur le papier. Je ne saurai pas vous expliquer pourquoi. Cependant, ce que j’écrivais ne me satisfaisait pas du tout. Les dialogues étaient creux et malgré l’intrigue, je sentais que l’enjeu pour les personnages n’était pas assez important. Et le Destin me donna raison : après six chapitres écrits, une panne d’ordinateur me fit perdre la totalité de mes fichiers. Dépité de voir mes efforts partis en fumée, je décidai d’abandonner. Et puis un soir, par hasard, j’ai retrouvé le scénario que j’avais écrit au lycée. Même après des années, j’avais l’impression que je devais terminer cette histoire. En le relisant, je me mets à imaginer une suite et tout commence à se mettre en place. J’écris le plan d’une trilogie qui aurait comme point de départ mon scénario, en l’étoffant et en créant des intrigues parallèles. C’était au moment où j’apprenais ma mutation pour Briançon. D’abord déçu, je me dis que cet isolement loin de ma famille et de mes amis me permettra d’avoir du temps pour me consacrer à l’écriture de ce livre. Trois ans plus tard, c’est l’ouvrage que vous tenez entre les mains que j’avais fini d’écrire. EDILIVRE : Qu’est-ce qui vous a inspiré l’écriture de ces romans où l’atmosphère est troublante et parfois même effrayante ? Est-ce un livre ? Un film ? Une personne en particulier ? L’AUTEUR : Déjà merci ! Si l’atmosphère vous semble troublante, c’est que je suis parvenu à mes fins ! Je ne sais pas si on peut parler d’inspiration, mais j’ai été toute mon enfance et mon adolescence influencé par le cinéma d’Hitchcock, dont mes parents étaient fans. Je devais avoir neuf ans la première fois où j’ai découvert « Psychose ». Suite à ça, je me suis pris de passion pour la totalité de ses films. C’est en quelque sorte lui qui m’a conduit à écrire des scénarios. Un de mes premiers s’appelait « La Maison Hanté », un film que je devais tourner avec mes camarades de primaire. Le père d’une amie avait même obtenu l’autorisation de tourner quelques scènes dans le théâtre d’Orange mais, pour diverses raisons, ce fut un des nombreux projets qui ne vit jamais le jour ! Heureusement, mon cousin était là pour m’aider dans la réalisation d’autres films comme « La Mort qui tue », dont le titre extrêmement recherché n’aura échappé à personne ! C’est d’ailleurs en hommage à Hitchcock que le café où vont les lycéens s’appelle le Bates. Quant à ma passion pour les romans policiers, elle est née dès le collège lorsque ma prof de français, Mme Freschel, m’a fait découvrir Agatha Christie et son roman « Dix Petits Nègres ». J’ai été fasciné par cette ambiance en huis clos, une atmosphère que l’on retrouvera dans le prochain épisode de la trilogie. Pour ce qui est de la construction de l’intrigue, j’ai suivi le schéma de construction des séries américaines. Les américains sont doués pour créer plusieurs intrigues en parallèle. EDILIVRE : Quelle étape dans l’écriture de ces romans a été la plus difficile pour vous ? L’AUTEUR : Sans aucun doute la vérification de la cohérence de l’histoire. Lorsque l’on écrit, on n’a parfois pas assez de recul sur l’intrigue. L’erreur n’est pas permise, en particulier lorsqu’il s’agit de roman policier. Il fallait que les personnages agissent de façon logique et que les situations soient crédibles, d’autant plus que certains d’entre eux vont devoir revenir dans les épisodes suivants, même s’ils seront psychologiquement affectés par les épreuves qu’ils ont subies. Mais le défi majeur était d’inclure des indices le long du livre pour que le lecteur puisse se dire qu’il aurait pu trouver l’assassin. Je trouve que de plus en plus de romans policiers délaissent l’aspect « interactif » typique à ce genre où le lecteur doit lui aussi être en mesure de mener l’enquête. Je ne voulais pas écrire un roman où le tueur sort de nulle part. La difficulté résidait dans le fait que ces indices devaient être subtils, de façon à ce que la fin reste quand même surprenante. C’est pourquoi j’ai fait lire mon manuscrit à deux de mes amis qui n’ont pas pour habitude de mâcher leurs mots et qui ne m’ont passé aucun détail. Ils ont traqué la moindre incohérence, la moindre situation irréaliste et m’ont été d’une aide précieuse. Et d’après les échos que je reçois des premiers lecteurs, il pari semble réussi. EDILIVRE : Votre ouvrage est-il destiné à un public particulier, ou pas ? L’AUTEUR : La lecture des deux premiers épisodes de la série doit être vue comme un jeu dont les questions essentielles sont : « Qui est l’assassin ? » et « Pourquoi commet-il ces meurtres ? » C’est une sorte de « Cluedo » géant où tous les personnages peuvent être le coupable. A partir de là, peu importe la catégorie à laquelle appartient le lecteur. C’est une question d’état d’esprit. Je vous répondrai donc par la leçon retenue d’une discussion avec l’écrivain Laurent Botti qui m’a donné un conseil précieux il y a quelques mois : « N’écris pas en ayant en tête un public précis. J.K. Rowling ne pensait pas en écrivant « Harry Potter » que des adultes allaient se prendre de passion pour son livre. » Et je crois qu’il a raison. Souhaitons aux personnages de « Bad Swimmers » la même destinée ! EDILIVRE : Quels sont vos projets littéraires en cours ? (Prochaine publication, séances de dédicaces, etc.) L’AUTEUR : L’aventure « Bad Swimmers » ne fait que commencer et je vais me consacrer à l’écriture des tomes suivants, ce qui constitue un véritable challenge en termes de cohérence, l’intrigue globale s’étalant sur de nombreuses années. « Le Lac des Cieux » est une intrigue d’ouverture, qui commence de façon légère. Les personnages qui auront survécu à ce drame ne pourront plus vivre de manière aussi insouciante dans la suite. Nous verrons comment chacun va essayer de retrouver une vie normale mais aussi de quelle façon ils vont être contraints d’affronter de nouveaux dangers qu’ils vont avoir du mal à maîtriser. Je suis à la fois excité par ce défi mais aussi inquiet : est-ce que, une fois sortis de l’adolescence, les personnages garderont leur intérêt aux yeux du public ? A moi de tout faire pour. L’essentiel est de savoir où je vais : j’ai déjà le plan global de la trilogie, il ne me reste qu’à me mettre au travail. En ce qui concerne les dédicaces, je compte sur Emilie, mon éditrice, pour me faire participer à de nombreux salons afin de faire connaître « Bad Swimmers » à un maximum de personnes, à commencer par le Salon du Livre de Paris en mars 2010. Etre un auteur débutant n’est pas une chose facile et je vais devoir m’armer de courage pour m’imposer ! EDILIVRE : « SAW VI » ou « La guerre des mondes » ? L’AUTEUR : SAW VI rien que pour pouvoir dire ce nom à haute voix au guichet ! Plus sérieusement, c’est le genre de film que j’apprécie particulièrement, surtout pour l’aspect psychologique : comprendre comment un homme peut se transformer en monstre. J’ai toujours était attiré par ces thèmes là : Qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à tuer, à faire souffrir ? Pourquoi, à un moment donné, une personne peut-elle sombrer dans la folie ? Des thèmes que l’on retrouvera dans la suite de « Bad Swimmers ». EDILIVRE: X Box ou Playstation? L’AUTEUR : Contrairement aux personnages de « Bad Swimmers », je joue très rarement aux jeux vidéo. Quand cela arrive, c’est devant une partie de « Mario Kart » entre amis sur la Wii ou dans le train avec ma Nintendo DS. On m’a offert « Le Professeur Layton et l’étrange village » et j’ai bien accroché. Mais quitte à rester devant un écran, je préfère regarder une bonne série en DVD. |
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Rencontre avec… Michel Angotti Auteur de: Le secret de Sacha |
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EDILIVRE : Michel Angotti, vous êtes l’auteur du livre « Le secret de Sacha », paru aux Editions Edilivre dans la collection Coup de Cœur. Avant de rentrer dans le contenu de votre ouvrage, pouvez-vous vous décrire ? C’est à l’approche de la cinquantaine que j’ai éprouvé le sentiment d’écrire, il fallait que je m’exprime. C’est un parcours un peu atypique de mon adolescence qui ressurgit aujourd’hui, au travers de mes personnages. J’aime les êtres sensibles et qui ont de l’élégance, dans un monde qui manque énormément d’amour et de sensualité, c’est vers eux que je me tourne et adresse un message. J’ai vécu longtemps dans un internat de garçon et la présence des femmes me manquait beaucoup, c’est la raison pour laquelle j’écris principalement pour elles. J’ai toujours recherché cette présence par la suite, j’ai été comblé car je suis entouré de cinq femmes (ma femme et 5 filles). Je suis en recherche permanente de calme, même si je suis très speed toute la journée dans mon métier de banquier. J’observe le monde au quotidien, imaginant tel ou tel personnage, je suis présent mais je me réfugie toujours dans mon imagination en quête d’héroïsme et sensation forte. Ce qui fait que parfois on me reproche d’être absent. EDILIVRE : A quel moment de votre vie vous êtes vous passionné pour l’écriture ? De quelle manière avez-vous entretenu cette passion pour enfin publier « Le secret de Sacha » ? Déjà très jeune, je voulais écrire des scénarios d’amour pour le cinéma. Je n’imaginais pas écrire un livre. Jusqu’au jour où une longue histoire m’est apparue, avec les personnages de Sacha et Magali. Pour mettre en forme cela, je compris que je devais passer par un roman. Si j’avais pu réaliser un film, je l’aurais fait… Mais je ne regrette pas mon roman, et j’en suis même très heureux. EDILIVRE : Maintenant que nous en savons plus sur vous, parlez-nous de votre premier roman. Poignant, il nous plonge tout droit dans la seconde guerre mondiale. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à écrire sur ce thème? C’est en regardant un film sur la guerre, il y a longtemps, et plus particulièrement sur la déportation d’Anne Franck et sa famille que j’ai pris conscience de la gravité du sujet. Je voulais écrire sur ce thème et faire en sorte que mon héroïne Sacha s’en sorte, vive et raconte la guerre, sa guerre. Mais j’ai un penchant très fort pour Magali, qui un personnage plein de sensualité, qui déborde de féminisme et d’énergie. Elle n’est pas forcément la femme idéale, mais j’aurai souhaité la connaître… EDILIVRE : Sacha, l’héroïne de cet ouvrage, n’a que dix ans pendant la seconde guerre mondiale. Elle porte un lourd secret et doit fuir pour le protéger. Vous êtes le père de quatre filles. Vous ont-elles inspiré ce personnage ? Si oui, comment ? Oui mes filles sont présentes dans le roman, Sacha est une synthèse de mes filles, mais également d’autres enfants que j’ai croisé et observé en allant par exemple aux anniversaires, en les accompagnant pendant les sorties scolaires.Mais je me suis plus particulièrement inspiré d’elles en les écoutant et les regardant jouer à la poupée dans leur chambre. Vers la fin du roman, je décris une scène entre une mère et sa fille. Celle là je l’ai observé au portail de l’école primaire de mes filles. Il n’y a rien de plus émouvant qu’une maman qui accompagne son enfant le matin à l’école, cet échange poignant du regard entre ces deux êtres au moment de la séparation d’une journée. EDILIVRE : Votre ouvrage aborde un thème historique ; pensez-vous qu’il s’adresse à un public particulier ou bien plus large ? Ce livre est généraliste dans son ensemble, mais avec une préférence pour un public féminin et d’adolescents. En recherche de sensations sentimentales fortes et spirituelles. A la lecture de ce livre les adolescents auront un aperçu plus vrai que nature de la période de l’occupation. C’est ce que j’espère en tout cas… EDILIVRE : Quels sont vos projets littéraires en cours ? (Prochaine publication) Mon prochain livre se déroulera à notre époque, avec comme héroïne, toujours une femme. Avec une intrigue au sein du pouvoir à résoudre. Mais cela mérite d’être travaillé et retravaillé. EDILIVRE : Avez-vous un projet personnel que vous souhaiteriez réaliser ? (Voyages, tour du monde, investissement auprès d’une association, etc.) ? Je prépare avec des amis l’escalade du Mont Blanc pour l’été 2011. De plus je suis en préparation pour le passage de ma ceinture noire de Taekwondo pour juin 2010. Je me suis fixé ce challenge en Taekwondo il y déjà 4 ans et je compte réussir. Mais ce n’est pas très évident ! EDILIVRE : Et afin de vous connaître plus personnellement : Monet ou Picasso ? Picasso avec la période bleue, j’ai une préférence pour ses Arlequins et sans oublier ceux de Cézanne, car ce dernier a bien inspiré Picasso, il ne faut pas l’oublier, dans mon roman je parle du ciel bleu de Provence, mais implicitement je cite Cézanne. Jacques Brel ou Edith Piaf ? Brel ("Dans le port d’Amsterdam") mais je préfère Police et la chanteuse Duffy, sans oublier nos Beatles…. Je précise que pendant la rédaction du ‘’Secret de Sacha’’ j’écoutais en boucle Laura Pausini ‘’io canto’’, surtout le passage dans le couvent. |
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Rencontre avec Marie DAVID auteur de Le destin de Laura Le 5 novembre 2009 |
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EDILIVRE : Marie David, vous venez de publier « le destin de Laura » aux éditions Edilivre. Au fil des lignes, vous multipliez les thématiques pleines de sens et riches en enseignements Au bout du compte, en tant que lecteur, on finit par se demander ce que vous vouliez le plus faire passer, quel était le plus important des messages que vous vouliez transmettre. Pouvez-vous nous éclairer ? Marie David: Le plus important pour moi est de permettre aux lecteurs de se poser d’autres questions sur l’origine de l’homme, sur ses droits et ses devoirs par rapport à la société et ses congénères, sur son implication dans la pollution de son univers, et sa place par rapport à l’éternité. EDILIVRE : Il ne s'agit pas de votre première expérience de l'écriture. Parlez-nous de votre précédente publication. Comment se distingue-t-elle de « Le destin de Laura » ? Comment s'en rapproche-t-elle ? Marie David: L’héroïne de « La bourguignonne » me ressemblait beaucoup, celle du livre « le destin de Laura »n’a rien à voir avec moi, c’est de l’ésotérisme pur, un roman totalement inventé juste pour réfléchir autrement EDILIVRE : Outre l'actualité et le monde, quels ont été les principaux matériaux et les principales inspirations de cet ouvrage ? (auteurs connus, votre entourage, ...) Marie David: Franchement ? Rien d’autre que ce que je vois dans mon quotidien, des gens qui se cherchent, qui ne comprennent pas le pourquoi de leur souffrance, des gens qui ne sont pas vraiment aidés par leurs croyance ou la société qui les entoure, j’ai eu envie de leur prodiguer des soins de l’âme de leur dire « et si c’était autrement, si c’était comme je le sens, comme je le rêve… ? » EDILIVRE : Comment se présente la suite de votre parcours littéraire ? Avez-vous de nouveaux travaux en projet ? Marie David: Il y aura d’autres destins, le prochain s’intitule « Le destin de Jacob » l’histoire d’un petit enfant juif leucémique emmené dans les limbes par Marie, et qui se réincarnera dans un corps d’enfant musulman. Evidemment le but étant de faire comprendre que si les religions sont multiples, la foi, elle, devrait être unique et rassembler les hommes, pas les diviser. A côté de cela, j’aborderai le sujet douloureux de la mort des enfants. Les autres destins seront des destins de gens célèbres et pour cela, je dois avoir l’assentiment des familles des défunts. |
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Le 6 mai 2009 _________________________________________________________ |
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Edilivre : Luc Levasseur, votre roman « Elle vivait dans ton ombre » est récemment paru aux éditions Edilivre dans la collection Coup de Cœur. Vous y mêlez deux histoires : celle de Thomas, quadragénaire en crise qui décide de prendre un nouveau départ ; et celle de Corinne, jeune femme sulfureuse dont on découvre au fil des pages le trouble passé. Votre livre, c'est leur rencontre, la naissance de leur relation. Avant de parler plus avant du contenu de votre ouvrage, pouvez-vous vous décrire rapidement ? Luc Levasseur : Intéressé, depuis ma prime jeunesse, par les phénomènes que les gens considèrent habituellement de surnaturels. J’ai étudié, expérimenté et pratiqué beaucoup de disciplines ésotériques, sur lesquelles j’ai écrit plusieurs ouvrages, sous mon vrai nom. Un autre doit paraître incessamment et deux autres dans quelques mois. Je suis donc chercheur indépendant en métaphysique-ésotérique, auteur et conférencier. Toutefois, l’écriture de ce roman remonte à quelques années. Il a d’abord été une idée de film, donc un scénario, que j’ai transformé en roman, ce qui peut en expliquer la forme. Edilivre : Maintenant que nous en savons un peu plus sur vous, parlons de votre ouvrage, en commençant par son personnage principal, Thomas. Ce qui frappe avec ce personnage, c'est la vie dans laquelle il s'était enfermé et dont manifestement il ne veut plus. Il vit ce que d'aucuns appellent la crise de la quarantaine, un malaise moderne. De quoi pensez-vous qu'il s'agit ? La crise de la quarantaine, est-ce de l'égoïsme ? Est-ce un réveil qui vous fait prendre conscience d'aspirations jusque là restées cachées ? Est-ce la peur d'assumer une situation familiale contraignante ? Luc Levasseur : Jacques Dutronc a dit : « Vivre, c’est faire semblant de ne pas être mort. » Au cinquième siècle déjà, le philosophe grec Anaxagore disait : « De tous ceux qu’on tient pour heureux, il n’y en a pas un qui le soit. » La plupart des gens commencent par jouer un rôle, pour faire comme les autres, et s’en retrouvent prisonnier. Confronté à un destin inexorable, la plupart des gens se trouvent dans une impasse. Certains y restent toute leur vie, la désespérance prenant le relais de l’espérance. Quelques-uns parviennent à s’en échapper au prix souvent de grandes difficultés. On joue la comédie, mais le masque tombe très vite. Edilivre : Thomas se sent comme un étranger auprès des siens, sa femme et son fils. Il semble incompris, mais une question se pose : a-t-il cherché à s'intéresser aux siens ? Votre roman dit l'histoire de Thomas et prend le parti de décrire sa quête de soi, sa réalisation. Quid de sa femme et de son fils ? Voilà encore un phénomène moderne, qu'il est intéressant de retrouver en littérature. Votre narration abandonne la famille au profit de l'individu, comme le fait Thomas. Pensez-vous qu'il est difficile de trouver le bonheur dans ce qu'on a plutôt que de le chercher dans ce qu'on n'a pas ? Êtes-vous en mesure de l'expliquer ? Luc Levasseur : Souvent le fameux « grand amour » n’est que le résultat d’une réminiscence. Le parfum d’une tante, la voix d’une amie de jeunesse, le regard croisé dans un train peuvent être à l’origine d’un coup de foudre des années plus tard… Mais cela ne dure pas. Le plus souvent, toute communication se révèle impossible. Chacun dans son monde. C’est l’espérance qui conduit souvent les hommes à accepter parfois des situations qui ne leur apportent aucune satisfaction. Les choses sont plus compliquées du fait de la dimension cosmique de l’être humain, qui est généralement négligée, voire ignorée. (...) Lire l'interview dans son intégralité >> _______________________________________________________________ |
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Le 21 avril 2009 EDILIVRE : Tom Wells, vous êtes l’auteur de Hell’s doors et de Cherche-moi aux éditions Edilivre. Dans Hell’s doors, on découvre sous votre plume la vie d’un étudiant qui bascule subitement lorsque son vieux professeur d’université lui remet un mystérieux document. La première impression après lecture de la préface est celle d’un décalage : on s’attend à un roman de pure science-fiction or l’histoire commence dans un décor très familier et très contemporain ! Cet effet de surprise est sans doute souhaité ? Comment l’avez-vous construit, pensé ? Tom WELLS : Effectivement, l'effet recherché est avant tout de déstabiliser le lecteur. J'ai pensé que cet étudiant pouvait être avant tout un jeune, vivant dans un monde réel et non ancré dans un roman, pour que le lecteur puisse s'identifier rapidement. La scène décrite a réellement existé ; en troisième année de collège mon professeur d'histoire m'a donné un document, certes différent de Hell's Doors, mais tout aussi poignant. EDILIVRE : Doit-on lire dans votre roman une critique du monde contemporain ? Tom WELLS : Oui ! Tout à fait... Le roman est axé sur les erreurs humaines, la fatalité et surtout le pouvoir de conquérir même aux dépens de la vie. William le personnage principal de mon roman, va au travers de ces aventures faire les mêmes erreurs que notre monde. Je pense que c'est un roman qui donne matière à réfléchir... EDILIVRE : Il ne s'agit pas de votre première expérience de l'écriture. Parlez-nous de Cherche-moi. Comment ce roman distingue-t-il de Hell’s doors ? Quels sont les points communs entre ces deux romans (outre leurs magnifiques couvertures !) ? Tom WELLS : Pour Cherche-moi, l'univers est totalement différent, un tueur sadique menace une jeune fille de 18 ans. L'idée principale était de surprendre le lecteur à travers la survie de cette jeune fille. Les jeunes peuvent très bien s'identifier à ce personnage. Tandis que le personnage de William du second roman ne donne pas selon moi l'envie d'être son ami, mais plutôt de le détester pour le cataclysme qu'il a engendré. EDILIVRE : Outre l'actualité et le monde, quels ont été les principaux matériaux et les principales inspirations de ces ouvrages ? Tom WELLS : Je suis souvent allé à la médiathèque de mon quartier pour faire des recherches sur les tueurs en série et sur leurs techniques, il en va de même avec le satanisme pour le roman Hell's doors. Il a fallu deux mois d'écriture pour faire naître le roman Cherche-moi. Pour le premier tome d’Hell's doors environ cinq ans. Puisque cette aventure a commencé à l'âge de 14 ans. EDILIVRE : Quel a été l’accueil des lecteurs vis-à-vis de ces deux titres ? Tom WELLS : Les avis ont été très favorables, un groupe de 150 personnes s'est créé autour de mes deux romans. J'espère avoir une bonne critique venant de la presse et surtout des séances de dédicaces organisées. EDILIVRE : Comment se présente la suite de votre parcours littéraire ? Avez-vous de nouveaux travaux en projet ? Tom WELLS : Actuellement, le troisième roman intitulé « La marche de l'ombre » est en préparation, ainsi que le quatrième roman intitulé « Les armes de la vengeance ». Un cinquième roman est au stade de l'écriture. EDILIVRE : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? Tom WELLS : Je remercie votre équipe éditoriale pour l'accueil reçu auprès de mes ouvrages, ainsi que votre patience pour les couvertures réalisées. Et un grand merci à tous ceux qui me liront. |
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En interview sur la chaîne LCM PLUS diffusion de l'émission le jeudi 23 avril 2009 à 12h00 ou en différé sur le site de la chaîne >> |
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Ecoutez l'intervention de Denis Sigur. Auteur de Petit traité à l'usage de ceux qui vont mourir Radio Occitanie du 12 mars 2009 Ecoutez l'interview >> |
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En images et en couleurs, les auteurs d'Edilivre sur notre stand, salon du livre de Paris 2009 |
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Le 17 mars 2009. Rencontre avec Serge Bandoki. Auteur du du droit, de l’économie, et de la politique des ressources naturelles Invité à dédicacer son ouvrage sur le stand d'Edilivre, Serge Bandoki a été interviewé par notre équipe de journalistes le lundi 16 mars dernier. En exclusivité, découvrez dans ce film les enjeux actuels de nos économies, à travers le prisme de la gestion des ressources naturelles. |
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le 13 mars 2009 Rencontre FILMEE avec Jean-Yves GARDEY auteur de Légendes galactiques ![]() |
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EDILIVRE : Paul Anski, vous avez il y a peu publié « L'accusé de réception » aux éditions Edilivre. Pour une fiction, il s'agit là d'un roman bien réaliste. Toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels n'est pas fortuite chez vous. Le héros de votre roman, Mirmon, est un journaliste retraité perdu dans l'alcool. C'est entre les mains de ce justicier surprenant que tombent les preuves de trafics d'influence et autres « affaires » politico-diplomatico-financières orchestrées par des membres hauts placés de l'Etat français. Il est fréquent de considérer que le monde des politiciens est fait d'intrigues, d'abus de biens sociaux, de commissions occultes, etc ... Qu'en pensez-vous ? Le pouvoir suscite-t-il par nature le genre d'affaires que dénonce Mirmon dans votre roman ? Paul ANSKI : La révolution française de 1789 se voulait rendre au peuple le pouvoir et qu’il soit exercé par lui-même, si l’on en croit Talleyrand. Ce ne fut finalement qu’un avortement dans la douleur. Les républiques et les démocraties prenant le relais n’ont été que des mots, de belles idéologies de façade conçues par les élites issues de la noblesse française dont le but était de se donner bonne conscience tout en protégeant subtilement ses intérêts des « gueux ». L’égalité des chances pour chaque citoyen, notamment en matière d’accès à l’instruction est, là aussi, une utopie comme le droit de chacun de se présenter à une quelconque élection. Si le candidat n’a que de pauvres moyens financiers, il n’aura que de pauvres suffrages. En France, principalement depuis 1958, l’accès au pouvoir passe obligatoirement par un parrainage orchestré par de véritables machines de guerre électorales alimentées par les grandes familles richissimes de France. Au sortir de la seconde guerre mondiale, force était de constater que l’armée n’avait pu les protéger. Il fallait donc mettre en place un autre système pour éviter pareils déboires. Ceux qui allaient désormais exercer publiquement le pouvoir ne seraient finalement que des marionnettes fabriquées, entre autres, dans « l’école formatrice des décideurs de demain », c'est-à-dire l’ENA. Leurs ficelles allaient donc être tirées par le pouvoir de l’argent et leurs dialogues s’écriraient en langue de bois. Au diable, la démocratie directe ! Confucius démontrait déjà en son époque que « lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté ». Garder le pouvoir, s’en protéger sous son immunité c’est empêcher la liberté des autres. Et la Liberté d’hier comme celle d’aujourd’hui, celle du luxe d’être honnête ou malhonnête, intègre ou partial, n’est malheureusement pas un dû : c’est une valeur qui se paie très cher. La politique du 20e siècle a été conçue sur le maintien, voire l’amplification, de la fracture sociale et tous les coups, que la morale réprouve, sont utilisés par ses acteurs, sans la moindre honte. Cette fracture ne trouve pas ses causes pour des raisons de crise économique mais pour des raisons de protection du grand capital. Au travers un film célèbre, Michel Audiard faisait dire à Gabin que « l’indemnisation d’un roi Nègre coûtait bien moins cher que de fabriquer un député ». C’est malheureusement toujours aussi vrai aujourd’hui et c’est ce qui explique toutes les affaires de corruptions, de trafics d’influence, etc… dont mon personnage principal, Mirmon, révèle au cours de son enquête. EDILIVRE : Face à ces intrigues, le rôle du journaliste intègre est d'enquêter pour porter la vérité à la connaissance du public. Ce qui suppose l'indépendance des médias, l'absence de pressions, etc ... Comment évaluez-vous la situation de la France à cet égard ? Vos connaissances vous permettent-elles d'établir des comparaisons avec d'autres pays ? Paul ANSKI : Je n’ai jamais cru qu’un journaliste pouvait être intègre à l’exception de ceux qui relatent des rencontres sportives, quoi que ! Un journaliste scrute objectivement la vie et ses phénomènes. Qu’il les relate en fonction de son analyse personnelle et de la ligne éditoriale du tabloïd duquel il émarge, c’est normal. Car l’obliger à mettre son avis en veilleuse serait contraire à l’éthique du métier. Sa véritable vocation est celle d’avertir le public sur tel ou tel fait, d’en exprimer son point de vue en évitant de l’imposer. Le public doit se forger sa propre opinion et le journaliste s’emploie à lui apporter les meilleures illustrations. Dans mon roman, Mirmon s’efforce d’attiser la conscience de ses lecteurs et s’il utilise le biais d’un grand journal anglais pour y parvenir c’est justement parce que l’indépendance des médias français est aussi une utopie. Combien de quotidiens régionaux sont désormais propriétés de grandes banques ? Comme si un banquier se découvrait une nouvelle vocation ! On est bien loin des Zola, Hugo, Jaurès ou Demange. N’oublions pas que la carte d’identité du journaliste français est encore visée par la Préfecture ! Quelque part, on vit encore à l’heure de Vichy. Certes la presse française garde encore un soupçon de liberté d’expression par rapport à d’autres pays où bon nombre de confrères journalistes croupissent au fond de geôles pour avoir égratigné tel ou tel homme du pouvoir. Mais cette marge prend de plus en plus de plomb dans l’aile. On l’a vu récemment pour l’affaire Clearstream, par exemple. EDILIVRE : A divers moments du récit, des indices vous associent à Mirmon. Votre propre expérience du journalisme semble être l'une des sources de cet ouvrage. Quelles en ont été les autres inspirations ? Paul ANSKI : Il est évident que ma propre expérience dans ce métier m’a facilité la conception de ce roman dont l’essence même, curieusement, est tirée de mon second métier de conseil d’entreprise. C’est en intervenant aux côtés d’un Chef d’entreprise en difficulté que j’ai découvert la machination dont mon personnage Mirmon fait état. EDILIVRE : Comment l'envie vous est-elle venue d'écrire ce roman, sur ce sujet bien précis ? Est-ce pour vous un moyen de diffuser de l'information, de la conscience ? Paul ANSKI : Comme beaucoup de français, je suis las que l’on me serve chaque soir la soupe de la grand’messe du 20 heures ou des émissions politiques dites « débat » qui ne sont finalement que des défilés de mannequins choisis sur une mise en scène de Jean-Michel Ribes. A bientôt la cinquantaine, et parce que j’ai une fille de douze ans, il m’apparaissait comme nécessaire de faire le point, sur ma vie d’abord et sur celle qu’on nous impose. Ressentant une sorte d’immobilisme comme l’ont subi plus encore nos parents et grands parents, « parce que c’est comme ça ! », j’ai voulu, au travers ce roman, tenter de réveiller les consciences et de condamner toute forme d’accusé de réception. Aujourd’hui, demain, il sera impératif de cesser de réceptionner, car ce n’est pas en offrant à manger à un malnutris que l’on éradique la famine, c’est en lui apprenant à cultiver son jardin que l’on y parvient. EDILIVRE : Cet ouvrage n'est pas le premier pour vous. Vous avez récemment décidé de vous tourner vers l'écriture et de publier. Pourquoi ce choix ? Paul ANSKI : Ainsi que vous l’avez compris, j’ai heureusement ou malheureusement encore beaucoup de choses à dire. Si l’on me connaît pour être intarissable en communauté, l’écriture est un bon moyen de m’exprimer posément et de parfaire ma réflexion. Je pense qu’en utilisant cette forme d’expression, toute prétention gardée, je peux éclairer mes concitoyens, leur venir en aide en quelque sorte car je constate au quotidien que, beaucoup d’entre eux, sont laissés pour compte, ignorés et finalement vivent dans une sorte d’isolement qui se limite à leur pas de porte. Lire l'intégralité de l'interview >> |
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Emission Jeune d'esprit sur la chaîne de télévision 7LTV le 18 Mars 2009. ![]() Cliquer sur l'image pour accéder à la vidéo |
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Rencontre avec Danièle JEANNEAU auteur de La force d'un sentiment Interview de la Ville des Ulis Voir le film>> Ce mag est sur le site www.lesulis.fr, rubrique WEB TV, mag n° 276. ^ Haut de page ^ |
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Franck Cerqueira, vous êtes l’auteur de Centurion le règne du mal paru en 2007 au sein de la collection Coup de Cœur d’Edilivre. L’aventure littéraire ne s’est pas arrêtée là puisqu’en 2008 est publié Le sourire de Sarah chez Edifree.
EDILIVRE : Comment s’est déroulé ce salon ?
Franck CERQUEIRA : un week-end extraordinaire de rencontres avec des lecteurs.
EDILIVRE : Quels ont été les moments forts du salon du livre de Thénezay ?
Franck CERQUEIRA : sans conteste la venue de l’actrice Annie DUPEREY d’une gentillesse incroyable. Formidable et généreuse.
EDILIVRE : Avez-vous eu des contacts intéressants ? Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marqué ?
Franck CERQUEIRA : principalement celle que j’ai faite l’année passée avec un de vos auteurs LARRY DIMARC, l’auteur de Miroir Qui Fume ; un homme au sens aigu de l’amitié et du devoir, une rencontre comme on n'en fait qu’une dans sa vie. Il gagne à être connu. Sans votre maison d’édition, je n’aurais jamais eu cette opportunité. Merci.
EDILIVRE : Quel est l’accueil du public vis-à-vis de Centurion le règne du mal ?
Franck CERQUEIRA : très bon. De nombreux lecteurs me font part de leurs réactions ; ils aiment principalement mon style contemporain.
EDILIVRE : Et vis-à-vis du Sourire de Sarah ?
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Rencontre avec Jacqueline DUMAS auteur de La race des Seniors ![]() |
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EDILIVRE : Jacqueline Dumas, vous venez de publier La race des Seniors aux éditions Edilivre. Vous projetez dans ce roman d'anticipation le monde en 2040. Vous l'imaginez dominé par les plus âgés, entre les mains desquels se concentrent l'emploi, la formation, le pouvoir et la légitimité. Les jeunes se cloîtrent le jour, de peur de se faire houspiller par leurs aînés, voire de se faire arrêter sous un motif fallacieux. On retrouve dans ce monde, beaucoup de caractéristiques des sociétés dites développées telles que nous les connaissons aujourd'hui : déviance sécuritaire, problématiques écologiques, carriérisme, dominance des apparences, recherche d'une jeunesse éternelle, etc. ... Dans votre roman, ces éléments sont exacerbés. Quelle est la part de caricature ? Dans ce que vous écrivez, pensez-vous qu'une partie se réalisera vraiment ? Jacqueline DUMAS : Oui, les éléments sont exacerbés, parce que le roman est court. Trop pour tout ce que j’ai voulu y mettre. Si j’avais exploité à fond toutes les pistes, il ferait quatre ou cinq cent pages. On m’a reproché le mélange des genres. Au début, je voulais seulement traiter le conflit jeunes/vieux et le réchauffement climatique. Puis l’actualité s’en est mêlée (on était à l’automne 2006) et m’a entraînée sur d’autres chemins tout en conservant les deux premiers thèmes. D’où une espèce de salade russe ou un hybride (comme le coltour et l’opuntia transgénique.) En ce qui concerne la vision pessimiste de l’avenir je ne crois pas à un réchauffement climatique aussi rapide ni à une montée des eaux de cette ampleur. Des périodes glaciaires ont généralement succédé à des périodes chaudes. J’ai d’ailleurs écrit une nouvelle sur ce thème (Etat de glace) Pour l’écologie, un tournant décisif a été pris pour protéger les ressources et j’imagine mal les Verts instaurer une dictature (quoique…) La soif de pouvoir et l’obsession de l’apparence perdureront, évidemment. Ces deux traits sont inérents à l’humain. Le phénomène de cloisonnement entre générations me paraît plus inquiétant. EDILIVRE : Au fil des lignes, vous multipliez les thématiques pleines de sens et riches en enseignements : jeunesse/vieillesse, environnement, vigilance/esprit critique et engagement, politique, etc. ... Par ailleurs dans la dernière partie de l'ouvrage vous présentez une alternative qui s'avère elle aussi peu souhaitable, quoique sans doute préférable à la première. Au bout du compte, en tant que lecteur, j'ai fini par me demander ce que vous vouliez le plus faire passer, quel était le plus important des messages que vous vouliez transmettre. Pouvez-vous m'éclairer ? Jacqueline DUMAS : Un message ? Plutôt une mise en garde contre certaines dérives : tyrannie de l’écologie, obsession sécuritaire, désir pathétique de rester jeune, conflit des générations. Il n’existe pas de société idéale. Les jeunes de Youngland en ont rêvé mais ils ont répété — à une moindre échelle — les erreurs de leurs aînés. La fin du roman ouvre des perspectives : jeunes et vieux vivant ensemble en harmonie sur une île paradisiaque. Ce système est-il viable ? Au lecteur d’imaginer la suite. Ou à moi de l’écrire. EDILIVRE : Il ne s'agit pas de votre première expérience de l'écriture. Parlez-nous de vos précédentes publications. Comment se distinguent-elles de « La race des Seniors » ? Comment s'en rapprochent-elles ? Jacqueline DUMAS : J’ai publié en 2006 un recueil de poèmes en autoédition intitulé « De Gier en Senne » La poésie est plus personnelle car elle touche à l’intime, mais de nombreux poèmes de ce recueil sont tournés vers le monde et l’actualité : la guerre en Irak, le 11 septembre, le conflit israélo-palestinien, le pape, le tsunami, le cancer, la précarité, la prostitution etc.… Depuis, j’en ai écrit d’autres, bien plus explosifs, qui dénoncent l’intolérance et l’abus de pouvoir, à l’exemple de la race des seniors. Lire l'interview complète de Jacqueline DUMAS >>> ^ Haut de page ^ |
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| Larry Dimarc, vous êtes l’auteur de Miroir Qui Fume publié au sein de la collection Coup de Cœur d’Edilivre. L’aventure littéraire ne s’est pas arrêtée là puisque votre second ouvrage Par l’œil de l’esprit est en cours de publication et sortira courant 2009. Vous avez dernièrement participé au salon de l'arbre au livre de Thénezay en Poitou-Charentes. Vos impressions ? EDILIVRE : Comment s’est déroulé ce salon ? Larry DIMARC : Parfaitement bien : 112 auteurs et 14 maisons d'édition étaient présents à ce 9ème salon qui remporte un succès grandissant dans la région. Et au delà, j'espère ! EDILIVRE : Quels ont été les moments forts du salon du livre de Thénezay ? Larry DIMARC : Pour parler franchement, c'est lorsque j'ai vendu mon premier exemplaire ! Plaisanterie mise à part, il y a également eu la venue d'Anny Duperey, charmante et décontractée ; et surtout ces très nombreuses personnes passionnées de littérature qui passent, s'arrêtent, prennent votre livre en main et vous parlent pour partager expériences de vie, souvenirs et regrets. La lecture rapproche les individus, les rend curieux et plus sensibles. EDILIVRE : Avez-vous eu des contacts intéressants ? Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marqué ? Larry DIMARC : J'ai rencontré une personne qui m'a invité à son prochain salon au mois de mai à Secondigny dans les Deux-Sèvres ; une dame très sympathique qui me recontactera pour faire des lectures de mes romans dans les bibliothèques, les responsables du salon toujours aussi dynamiques, et surtout mon voisin de table et collègue chez Edilivre, Franck Cerqueira. Voilà un homme –et un auteur- digne d'être connu. Son amitié m'est précieuse. EDILIVRE : Quel a été l’accueil du public vis-à-vis de Miroir Qui Fume lors de ce salon ? Larry DIMARC : Les gens sont tout d'abord désorientés par l'épaisseur de l'ouvrage !! Puis ils sont intrigués par la couverture et le titre et demandent la plupart du temps à aller plus loin : ce miroir qui fume correspond-il à ce qu'ils imaginent ? Ce voyage intérieur en phase avec le monde et soi-même va-t-il les mener vers ce qu'ils pensent être, avoir été ou devenir ? C'est la question qui revenait le plus souvent. Ils ne restaient pas indifférents et pour un écrivain, c'est le plus grand des compliments. |
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Interview de Frédéric Bourret, auteur de Réflexions New Yorkaises : Lire l'interview >> |
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Présentation du livre dans l'émisison "C'est mieux le matin" sur FRANCE 3 Le 3 février 09 |
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Gérard CABANE : Je comprends que vous employiez le terme d’ « écrit » car Anaïs navigue aux confins du conte, du fantastique et du roman d’où la difficulté de l’inscrire dans des critères habituels. J’ai voulu une histoire hors du temps, une histoire où le rêve et la réalité se chevauchent continuellement, pour, justement, porter un regard sur les « hommes » d’aujourd’hui et ce vers quoi ils se dirigent. Je n’ai pas eu la prétention de vouloir délivrer un message mais plutôt de faire partager un ressenti sur l’état de notre vieille Terre et notre façon de l’occuper. J’ai aussi imaginé une alternative à ce que nous appelons la mort et que je qualifierais de sommet de l’absurdité. Et cet « écrit » en est sa négation spirituelle. Enfin, sur ces bases, j’ai voulu « retrouver » nos grands génies – à commencer par Mozart – pour qu’ils me servent d’éclaireurs et m’entraînent, avec eux, dans ce qu’il faut bien appeler une aventure intemporelle. EDILIVRE : Votre appellation pour cet ouvrage laisse présager de son contenu et de vos intentions. Elle est singulière et évocatrice : « conte philosophique pour adultes refusant de grandir ». Pouvez-vous nous parler un peu de cette dénomination ? Gérard CABANE : Cette question est dans la droite ligne de ce qui précède. Comme vous, en commençant ce livre je me suis posé la question de la forme. Et je me suis laissé porté par cette histoire qui s’écrivait seule finalement, un peu comme si elle me débordait et avait sa vie propre avec sa connotation philosophique. Néanmoins, je n’en ai jamais oublié les buts dont un, me semblait-il, était essentiel à mes yeux, à savoir la priorité de l’impertinence et de la rébellion sur ce qui était établi et immuable. Aussi, par cette phrase placée en sous-titre, j’engage tout un chacun à ne pas perdre son âme d’enfant, avec notamment ces questions « à rebrousse poils » qu’eux seuls savent poser et à conserver cet esprit critique qui les caractérise. Par ailleurs refuser de grandir, c’est, accompagnant cela, ce regard un peu candide mais terriblement observateur que les enfants ont et que, sûrement, beaucoup trop d’hommes et de femmes ont perdu. EDILIVRE : Il s'agit ici de votre premier ouvrage publié : vous souvenez-vous de la façon dont l'écriture a commencé? De la façon dont elle a persisté et abouti ? Gérard CABANE : Comme beaucoup d’auteurs je pense. C’est en lisant que l’on écrit. Et, d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours lu et donc toujours écrit. Passons sur les écrits d’enfance qui sont dans des cartons en mémoire du temps passé, mais adolescent, puis homme j’ai persisté, racontant des histoires que je ne trouvais pas ailleurs. Je me suis alors rendu compte d’une chose. De la même façon qu’un artisan réalise que le meuble qu’il a fabriqué des dizaines et des dizaines de fois prend de plus en plus de savoir faire et de maîtrise, l’écriture chez moi a pris plus de « consistance » à chacun de mes écrits. C’était donc un satisfaction de voir que, non seulement je pouvais progresser mais qu’également je pouvais me renouveler. EDILIVRE : Beaucoup d'auteurs anonymes témoignent des difficultés rencontrées lors de la publication. Comment avez-vous décidé de passer d'un manuscrit personnel terminé à une publication ? Cela a-t-il été difficile ? Gérard CABANE : Non, j’étais prêt, c’est tout. Certains sont « prêts » plus jeunes, moi il m’a fallu un peu plus de temps, ou du recul si vous préférez. Peut-être aussi suis-je comme ces éléphants dont le temps de gestation est plus long. Mais je parle là d’animaux hors du temps n’est-ce pas ? EDILIVRE : Parlons maintenant du contenu de l'ouvrage. Les pages d'« Anaïs ou le jardin revisité » sont à la fois emplies d'un humanisme poétique et d'un relatif pessimisme (ou réalisme) quant à l'état actuel du monde (de notre Terre). Désolé de cette simplification, mais pensez-vous à la suite de Jean Jacques Rousseau que « l'homme naît naturellement bon » et que « c'est la société qui le déprave » ? Gérard CABANE : Voilà une question dont la réponse mériterait plus de place ! Qui plus est dans la première partie de mon livre l’homme est enchaîné par son égoïsme et relayé bien sûr par la société dont il n’est qu’un soldat. Et j’emploie volontairement ici le terme de « soldat » dans la mesure où, malheureusement, c’est, depuis l’aube de l’humanité, un véritable combat que mènent les hommes sur Terre pour le pouvoir, je devrais dire tous les pouvoirs, économiques, religieux, politiques…Et bien sûr au détriment de sa planète qui fout le camp par morceaux. Et au détriment, d’une façon plus insidieuse, de « l’individu ». Alors, dans ce cas, peut-on qualifier de « bon » à l’origine cet homme et devenant mauvais sous les « coups » de la société et donc de son entourage ? Dans cette première partie du livre l’homme, l’homme tel qu’il m’entoure et tel que je le vois est terriblement dépendant de la masse sociale, masse étant pris ici dans le sens de volume bien sûr. Mais cet enchevêtrement de luttes, cet empilage d’intérêts n’ont pu, sinon dès sa naissance du moins dès ses premiers pas, que le formater pour ses « luttes » futures et donc le rendre « mauvais ». Par contre, dans la deuxième partie du « récit », nous retrouvons une société intelligente – intelligente par opposition à la première – où l’homme évolue sur une planète respectée dans une ambiance artistique, créatrice et généreuse. Dans ce cas, l’homme naissant et évoluant sans avoir à lutter peut alors être qualifié de « bon » puisqu’il n’a pas de « combat » à mener dans la mesure où « l’égalité » est la règle majeure. Mais alors se pose d’autres problèmes que j’expose dans mon livre. (...) Lire l'intégralité de l'interview >>> |
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Le jeudi 27 novembre, dans l'émission "C'est mieux le matin" sur France 3, à partir de 10h25 |
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Interview de Caroline Cornu pour Le Bon Marché Lire l'interview >> |
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EDILIVRE : Suzanne Alexandre, votre livre Léonello est paru en août dans la collection coup de cœur des éditions Edilivre. Il retrace l’histoire de Vincent, un étudiant en philosophie qui fuit la guerre en 1941 : il se retire en tant qu’instituteur dans un village de la zone libre et s’y retrouve face à lui-même, à ses pensées et à son ennui. Il choisit donc pour s’occuper, pour garder les idées claires et la tête froide, d’écrire. C’est ainsi qu’il raconte sa propre histoire par le biais d’un journal intime, et celle de Léonello, artiste peintre du quinzième siècle, sous forme de roman. Suzanne ALEXANDRE : Vous avez très bien résumé. EDILIVRE : Il s’agit là de votre premier roman. Pouvez-vous nous parler de cette expérience de l’écriture ? (comment les personnages et la trame de l’histoire sont-ils nés dans votre esprit ? Suzanne ALEXANDRE : Je n’avais jusqu’alors écrit que des articles pour des éditions estudiantines (Ellipses, l’Ecole des Lettres…) et des nouvelles imprimées pour mes proches. La composition et l’écriture de « Leonello » m’ont pris deux ans. L’idée m’en est venue une nuit à 3 heures du matin. A 4 heures, je me suis rendormie « sachant où j’allais », c’est-à-dire à des lieux, des événements que j’avais connus très tôt (de cinq à dix ans), et surtout, à cette évolution rapide que m’a valu la rencontre précoce avec le mal absolu. Sans que je ne m’en doute, mes personnages vivaient dans mon cerveau, faits avec les bribes habituelles aux romanciers : Vincent et moi parlons et pensons à peu près de la même façon, les parents ressemblent assez aux miens, nous avons avec Elvire connu les mêmes contraintes, et la même fureur. J’ai vécu le scoutisme de l’époque, les questions métaphysico-religieuses, l’antisémitisme incompréhensible, la place des filles dans la société…et la vanité des révoltes, le plus souvent écrasées ou ignorées . Je retiens de tout cela qu’il était temps de le partager, qu’il fallait « que ça sorte ». Et je dors mieux. EDILIVRE : La forme du roman est tout à fait originale : elle associe le journal intime et le récit ; met en relation deux histoires et deux époques sans lien apparent. Pouvez-vous nous décrire un peu cette double écriture, ce qu’elle vous a permis de mettre en avant dans votre ouvrage ? Suzanne ALEXANDRE : La composition « en abyme » de cette histoire m’a permis, égoïstement, de parler d’une époque (le XV ème siècle, bourgeon de la Renaissance), que je vénère, et je m’y suis évadée aussi souvent que Vincent, de ressusciter aussi la vie d’un atelier d’Avignon, toscan-flamand, véritable ruche de créativité. Mais surtout, cela m’a permis d’exprimer cette effrayante réalité : la permanence du « Mal », l’explosion de la cruauté humaine qui suit le plus souvent une époque de paix, féconde en évolutions. A l’origine de notre histoire, nous avons le symbole de la métamorphose de Satanaël, un des plus beaux archanges, devenu Satan. Le cycle infernal serait désespérant si l’espoir ne venait d’une partie de l’humanité cherchant sans cesse une solution. On trouve même des améliorations provisoires… EDILIVRE : Aviez-vous dès le début prévu une publication ? Si ce n’est pas le cas, comment avez-vous décidé de franchir le pas ? Suzanne ALEXANDRE : J’avais prévu d’abord de faire imprimer ce récit pour mes enfants et mes proches. Mon mari l’a trouvé tout à fait éditable, et m’a poussée à l’envoyer aux éditeurs… »Féminista, ma non troppo », j’ai suivi ses bons conseils. EDILIVRE : On peut lire et entendre beaucoup de témoignages sur les difficultés que rencontre un auteur souhaitant être publié. Comment cela s’est-il passé pour vous ? Suzanne ALEXANDRE : Cela s’est passé de la façon la plus banale : une douzaine d’éditeurs connus ont renvoyé son manuscrit à l’inconnue. Seul, Belin, désolé, m’a souhaité de trouver un éditeur « enthousiaste ». Il l’avait lu ! EDILIVRE : Vous avez vous-même vécu la deuxième Guerre Mondiale (occupation, vie en zone libre, bombardements) puisqu’elle a éclaté alors que vous étiez une enfant. A quel point diriez-vous que votre ouvrage est marqué par le souvenir ? Suzanne ALEXANDRE : Qui n’aurait pas été marqué par un épisode de sa vie en noir et gris, dans un film qui s’annonçait en couleurs ! Le ressort de mon inspiration vient surtout de la rage qui m’a habitée, impuissante que j’étais devant ces événements terribles, que ni la radio ni ma famille ne me cachaient. J’aurais voulu être Jeanne d’Arc : j’étais une élève de cours moyen, à l’institut Jeanne d’Arc. EDILIVRE : Parlons de vos souvenirs de la guerre. Dans un passage du livre, vous évoquez l’insouciance des plus jeunes enfants qui, en dépit de la situation, continuent de jouer à leurs jeux, d’évoluer dans un monde où se mélangent la réalité et les créations de leurs esprits fertiles. Vous souvenez-vous avoir vécu la guerre dans l’insouciance ou avoir plutôt eu conscience de la situation ? Suzanne ALEXANDRE : Beaucoup d’enfants autour de moi, et parfois moi-même avions des répits d’insouciance. Pendant les bombardements les moins lourds, par exemple, nous jouions vraiment aux indiens dans les couloirs sinistres des caves. En 1943, l’angoisse a pris le dessus. On disait que la guerre ne finirait jamais, qu’on allait devoir parler allemand…les horreurs de la Kommandantur commençaient à filtrer. On m’a demandé si j’avais peur de mourir. J’ai dit « non, si ça va vite ». La terreur était d’étouffer sous les décombres. Mais nous étions sûrs d’aller au ciel, vu ce que nous subissions, et les « Boches » en enfer. Il fallait bien se rassurer, ça nous aidait, ça nous vengeait. EDILIVRE : Il est beaucoup question d’adversité et de tolérance dans votre livre, que ce soit dans la vie de Léonello racontée par Vincent ou dans le journal intime de ce dernier. Quel est le message que vous avez souhaité faire passer par le biais de cet ouvrage ? A qui est-il adressé ? Suzanne ALEXANDRE : Votre question mérite un ouvrage de philosophie ! Résumons : le problème de la tolérance, comme tout ce qui dépend de critères et de limites est loin d’être résolu. Tolérer que d’aucuns aient plus de beauté, de talents, de charisme, de moyens que vous, mille fois oui. (ce n’est pas toujours le cas.) Tolérer qu’on ait un autre aspect, parle une autre langue, ait d’autres goûts, d’autres croyances, bien sûr ! D’autres mœurs ? Attention.D’autres principes avec applications pratiques , d’ »inhumanisme », par exemple ? Les imposer par la violence ou la séduction ?...on devient vite intolérant. Mon Mordeshaï, qui, en son temps, voulait être chasseur de Boches…comme je le comprend. C’était peut-être Serge Klarsfeld ou Simon Wisenthal… Les Allemands ne sont plus du tout les mêmes. Toutefois, l’hydre est pourvue d’autres têtes, redoutables de par le monde. EDILIVRE : Vous enseignez les lettres au lycée H. Bergson à Paris. Vos élèves savent-ils que vous publiez un livre ? Suzanne ALEXANDRE : J’ai enseigné jusqu’en 1994. Heureusement. Je ne suis pas tolérante quand il s’agit de la formation des générations futures ! Mais je suis restée amie avec quelques uns, nous avions formé une troupe de théâtre. Ils me laissent espérer de bonnes notes. Souhaitons qu’elles influencent les lecteurs. EDILIVRE : Maintenant que ce premier livre est bel et bien publié, est ce que vous envisagez de renouveler l’expérience ? Suzanne ALEXANDRE : Oui…j’ai commencé quelque chose, nous verrons jusqu’où cela ira, si Edilivre aura un coup de cœur…ou un coup de pied ! EDILIVRE : Et si vous étiez … ? Un vêtement : la chemise (de nuit) brodée de ma grand’mère . Inusable. Une plante : un polownia. Le bois le plus léger, et des grappes de fleurs bleues. Un véhicule : un deltaplane (je suis bien incapable de le pratiquer !) Mais je réponds à des vœux… En réalité, je serais : Un tablier qui ne craint pas les taches, un arbuste en automne (rouquin et maigrichon), n’importe quel véhicule qui ne tombe pas en panne. |
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EDILIVRE : Rusbee Legueleck, vos blogs et votre activité sur la toile en disent déjà tellement long sur vous et sur votre roman Un amour d’Opales qu’il est difficile d’avoir encore des questions à vous poser. Quelle part de votre temps allouez-vous au maintien de cette présence sur le net ? Rusbee LEGUELECK : Je n’ai franchement pas de programme contraignant…d’ailleurs, je ne le supporterais pas, j’aime trop mon indépendance. Je me force à y passer tous les jours pour prendre les nouvelles, les commentaires et…surtout « la température » des lecteurs/bloggueurs. Si mon humeur ou mon imagination le souhaitent, je peux y rester la journée et une partie de la nuit…ou seulement cinq minutes. EDILIVRE : Vous êtes indubitablement extrêmement impliqué dans tout ce que vous entreprenez, et notamment en ce qui concerne votre activité littéraire sur internet. Pourquoi est-il aussi important pour vous de vous donner sans réserve ? Rusbee LEGUELECK : Je me suis découvert cette passion et cette facilité pour l’écriture très tard. J’ai toujours passé mon temps à faire plaisir à tout le monde. Je crois qu’il est temps pour moi de réaliser quelque chose qui me plaise. L’écriture me donne enfin la possibilité de réaliser « la totale » : je me fais plaisir et je fais plaisir aux lecteurs. C’est magnifique ! EDILIVRE : Vous tirez un bon parti des possibilités actuelles d’Internet dans la promotion de votre ouvrage et semblez être au fait des innovations dans ce domaine. C’est aujourd’hui une qualité dont on doit savoir jouer ! Quelles nouvelles opportunités anticipez-vous pour l’avenir en matière de promotion de votre travail littéraire sur Internet ou par d’autres médias ? Rusbee LEGUELECK : On voit bien que vous ne me connaissez pas. Je suis nul en informatique…Tout ce que je fais est très basique, je copie ce que j’ai vu faire par des proches…pas plus. Mais pour la promotion, vous ne pouvez pas imaginer ce que je suis capable de faire. J’ai même écris au Président de la Polynésie pour lui conseiller le roman…entre autres. D’accord, je suis fou…Fou de vooouuuuuussssssss…. EDILIVRE : Pouvez-vous décrire rapidement aux internautes les tribulations qui vous ont finalement amené à la version actuelle de votre roman Un amour d’Opales ? Rusbee LEGUELECK : Quand mon entourage a réussi à me convaincre d’essayer de publier mes divagations littéraires, j’ai voulu savoir où je mettais les pieds. Quel était ce redoutable « milieu littéraire » qui faisait tant saigner les auteurs ? J’ai donc écris et publié à compte d’auteur un petit essai, «un roman de piscine » (70 pages), « L’estacade » chez un petit éditeur-imprimeur. J’en ai tiré les leçons dont j’avais besoin. « L’estacade », une fois re-travaillé, est devenu « Un Ange… » et représente la première partie du roman « Un amour d’Opales ». La deuxième partie, la plus importante, c’est l’éclosion de « La princesse Opales » et le tout fait 296 pages à compte d’éditeur , pour ne rien gâcher. Des aventures passionnantes sur fond de paysages paradisiaques. Noirmoutier, la Polynésie...tout ce que j’aime… EDILIVRE : Quel a été le principal matériau de ce roman ? Rusbee LEGUELECK : Purement imaginatif avec juste une mince pincée de vécu. D’ailleurs quand je me relis (ce qui m’arrive encore souvent), je ne parviens pas à me persuader que c’est bien moi qui l’ai écris. C’est grave ! Mais je suis belge et je me soigne…. EDILIVRE : Bien que vous parliez de votre héros à la troisième personne, la narration semble indiquer que vous êtes très proche de lui, que vous projetez beaucoup de votre personne sur lui. Auriez-vous aimé vivre ses aventures ? En avez-vous vécu une partie ? Rusbee LEGUELECK : J’en ai effectivement vécu une infime partie, mais je ne vous préciserai pas laquelle. Pour le reste, je peux vous assurer que c’est purement imaginatif. Quant à mon héros : j’ai glissé dans sa peau un de mes grands amis de Noirmoutier, qui se prénomme Vincent et qui porte de fabuleux tatouages (je m’en suis vraiment inspiré). Quand nous étions plus jeunes, à la perlée du matin, occupés à contempler la mer en buvant quelque chose de très fort, nous sommes devenus « frères de sang » par la lame d’un couteau. Ce sont des choses que nous ne pouvons pas oublier. Nous sommes vraiment très proches ! EDILIVRE : On vous sent très attaché à l’île de Noirmoutier. Pourriez-vous nous écrire une courte prose qui décrit ce lieu et votre attachement ? Rusbee LEGUELECK : Debout sur les rochers de la Pointe Saint-Pierre à Noirmoutier, je magnifie le paysage en contemplant ces magnifiques plages des Sableaux et des Dames. Je vous présente une île magique, noyée sous les senteurs des pins, parcourue de lutins et de destins tragiques à la fois poignants et malins. C’est là que mes souvenirs sont nés, je les ai toujours jalousement gardés. Je ne peux pas m’inventer d’autres amours, ils ont tous tant comptés pour moi et pour toujours. Sur cette île de Noirmoutier, j’ai oublié ma vie, loin d’elle à la longue je m’oublie. Je ne peux pas vivre sans elle, c’est sur elle que ma vie est belle. Où que je sois l’océan me manque, mon attachement pour cette « perle » est si fort que je lui dédie mes pensées sans aucun remords. C’est sur elle que le vent gonfle mon cœur, que ma passion tourbillonne. C’est sur elle que je veux mourir, son sable glissant entre mes doigts. Je l’aime ! EDILIVRE : Belle Ile ou Oléron ? Rusbee LEGUELECK : Sans hésiter Belle-Île ! J’aime beaucoup Oléron qui a tant de similitudes avec Noirmoutier, mais le caractère sauvage de Belle Île et le frisson qui m’a parcouru quand j’ai débarqué dans le port qui a servi au tournage de la série « Dolmen » font pencher mes préférences pour cette île farouche, belle à souffrir, fille de l’infini, narguant la mer et tellement humaine |
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EDILIVRE : Patrick Lagneau, vous êtes l’auteur de La petite boîte d’albâtre paru aux éditions Edilivre en Juillet dernier. En quelques mots et pour ceux qui n’ont pas encore lu le livre, c’est l’histoire d’un couple heureux Claude et Liliane. Ils fêtent leur septième anniversaire de mariage au restaurant. Sur le trajet du retour, il se produit un incident. Claude tombe dans le coma. Il apprend à son réveil que sa femme est décédée et que son corps a déjà été incinéré. Claude accuse mal le choc et s’apprête à sombrer quand son destin croise une vieille femme qui va mettre entre ses mains, son destin sous forme d’une gélule... On ne va pas tout révéler bien entendu ! L’écriture d’un livre est indéniablement un engagement de la personne, corps et esprit ; une véritable aventure. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’entreprendre ce roman ? Patrick LAGNEAU : Pour moi, l’idée d’écrire ce roman n’est pas venue sur un coup de tête. C’est une maturation, une gestation pendant lesquelles l’esprit se nourrit des expériences vécues, de rencontres, de lectures, de chemins de traverse. Et au-delà de ce stockage inconscient d’informations, j’ai eu, depuis toujours, l’envie, le besoin d’écrire. Avoir entre les mains un stylo (aujourd’hui un clavier) et une feuille blanche (aujourd’hui un écran) est une invitation à l’aventure, une incitation à la découverte d’histoires et de personnages qui n’existent pas encore. Quelle délectation que voir apparaître les mots qui, liés les uns aux autres, forment des phrases, puis des paragraphes dont la structure crée la narration. Pour me lancer dans l’écriture de ce roman en particulier, je suis parti d’un constat. J’ai eu longtemps comme centre d’intérêt dans mes lectures une constante : le temps ! Tous les romans que j’ai lus sur ce thème sont vraiment mes racines. Comme il m’avait semblé, humblement, avoir épuisé ce qui se faisait de mieux sur le sujet, je me suis dit : puisque je ne trouve plus rien sur ce thème, je vais moi-même écrire des histoires. Je me suis donc rôdé avec une nouvelle, mais ce qui a été le véritable détonateur, c’est l’informatique et le traitement de texte. Je suis quelqu’un de très ordonné, aussi, taper ces mots, ces phrases, ces paragraphes avec une lisibilité et une présentation quasi « professionnelles » ne pouvait que m’enthousiasmer. D’autant plus que les possibilités de rectifications, par suppressions, ou par « copiés-collés » permettent de progresser avec toujours la même efficacité dans la présentation. De plus, j’avais noté pendant de nombreuses années, des idées relatives à mon thème de prédilection. En tout cas, suffisamment pour commencer à réfléchir sérieusement à la trame de mon roman. Et pour tout ce qui est de l’ordre de l’imagination et de la créativité, j’ai un endroit bien à moi pour réfléchir : sur mon vélo. Quand je traverse les paysages de ma Lorraine natale, en dilettante, (le Tour de France n’est pas pour moi), les projets naissent. Seul sur ma bicyclette, mis à part pédaler, je n’ai que ça à faire. Réfléchir. En général, c’est de là que viennent mes meilleures idées. Et c’est là qu’est naît la trame de La petite boîte d’albâtre. EDILIVRE : Que retenez-vous de ces mois d’écriture ? Patrick LAGNEAU : Le fait le plus marquant est une découverte sur moi-même. J’aimais écrire avant de me lancer dans ce roman, mais j’ai ressenti une sensation nouvelle que je ne me connaissais pas, l’addiction. Je travaille environ trois, quatre heures par jour, le matin, quand mon emploi du temps me le permet. Il m’arrive parfois d’abandonner pendant deux ou trois jours mon récit, et je ressens alors le manque. Mes personnages me manquent, mon histoire me manque. Certaines nuits, il m’arrive d’en rêver. Mon subconscient poursuit le cheminement de mon imagination, à tel point que parfois, je me réveille avec à l’esprit les pistes que mon subconscient a tracées pour moi. Cela me réveille et dans ces cas-là, impossible de me rendormir. Alors je me lève et il ne me reste plus qu’à mettre en forme littéraire les souvenirs de ces pistes. Quand vous me posiez la première question, vous me disiez justement que l’écriture d’un livre est un engagement de la personne, corps et esprit. Oui, je le confirme. Nous sommes habités par les personnages, nous les côtoyons, et bien souvent, ce sont eux qui dirigent le récit. Ils ont leur propre vie, leurs choix, leur libre-arbitre, et en tant qu’auteur, on ne peut pas leur faire dire ou faire n’importe quoi. Dans La petite boîte d’albâtre, à un moment, Charles rencontre Claude sur une place de Bar-le-Duc pour un échange tendu, qui explique au lecteur comment la personnalité de Charles a été construite dans son adolescence. Il m’est arrivé, après l’écriture de ce passage de passer à pieds sous la statue du Maréchal Oudinot où, dans mon esprit, a eu lieu cette rencontre et de me dire : « Tiens, c’est là que ça s’est passé… ». Presque les aurais-je vus… Toute cette fantasmagorie montre bien à quel point l’esprit et le corps sont engagés dans le processus d’écriture. Un autre point également à souligner. Pendant la période d’écriture du roman, il m’est impossible d’entrer dans le roman d’un autre auteur. La concentration fait défaut, car mobilisée ailleurs. EDILIVRE : Avant La petite Boîte d’albâtre, vous aviez déjà une activité littéraire orientée vers le récit court, la mise en scène et le scénario. Votre passage d’un style plutôt scénique et cinématographique au roman est une belle réussite. Ce nouveau type d’écriture a-t-il constitué une difficulté pour vous ? Patrick LAGNEAU : Pas vraiment une difficulté en soi dans le sens où le processus de créativité est le même. Il faut toujours raconter une histoire qui tienne la route. Un héros doit atteindre un objectif, rencontrer des adjuvants, des obstacles, jusqu’au dénouement libérateur. Quand on écrit des scénarios, on pense d’abord en images. On se projette un film qui n’existe pas encore sur son écran intérieur et puis vient l’écriture. L’image doit parler, le dialogue vient après. Pour le roman, le principe est le même pour la structure, mais la grande différence est que toutes les images doivent être suscitées et transmises au lecteur. C’est une suggestion qui se transforme en autosuggestion. Et enfin, le plus, c’est la psychologie des personnages, leurs sentiments, leurs envies, leurs émotions, que l’on doit traduire par des mots, et qui vont transformer les personnages fictifs en véritables êtres humains. Là, pas de jeu d’acteurs. Juste une perception du caractère des personnages pour lesquels le lecteur pourra avoir une empathie ou pas. EDILIVRE : La petite Boîte d’albâtre mêle une histoire d’amour à une trame fantastique, le tout dans un style contemporain, ce qui semble traduire des influences multiples. Confirmez-vous ? Quel a été le matériau de ce roman ? Patrick LAGNEAU : Comme je l’ai dit auparavant, mon thème de prédilection est le temps. Le temps qui passe, les outrages du temps, le voyage dans le temps… Donc là, ce sont les racines. Les écrivains contemporains comme Marc Lévy, Dan Brown, Harlan Coben, m’ont influencé par le style incisif de la narration, avec une touche fantastique pour Marc Lévy dans laquelle je me suis complètement retrouvé. Je n’ai découvert Guillaume Musso qu’après l’écriture de La petite Boîte d’albâtre. Mais j’aime la trame de ses romans, dans lesquels réalisme et fantastique se côtoient dans un suspense toujours haletant. Sans dévoiler le contenu de mon roman, l’idée de base était que Claude rencontre une vieille dame qui lui remet quatre pièces d’un euro. S’il parvient à offrir ces quatre pièces à quatre personnes âgées et qu’elles les acceptent, alors il pourra revivre quatre fois la dernière année de sa vie de couple avec sa femme, pourtant décédée. Je me suis très rapidement rendu compte que c’était un pari insensé que de raconter quatre fois les mêmes situations, d’où la gélule offerte par Louise pour que Claude ne revive qu’une seule fois, mais intensément, cette dernière année. EDILIVRE : Il existe un long chemin à parcourir entre l’écriture d’un livre et sa publication. Comment avez-vous choisi de l’emprunter, et comment le voyage s’est-il déroulé ? Patrick LAGNEAU : Une fois le manuscrit terminé, je l’ai fait relire par plusieurs personnes, et leur avis m’a permis de mieux cerner parfois le caractère de mes héros. A force de vivre avec les personnages, des fractions de leur vie restent floues pour les autres, il faut réajuster, préciser, affiner, peaufiner, pour rétablir l’équilibre entre les personnages que j’ai imaginés et la perception que les lecteurs en ont. J’ai envoyé ensuite le manuscrit retravaillé à plusieurs maisons d’édition, quatre m’ont répondu dont la vôtre. Ce qui a fait la différence est que deux d’entre elles me demandaient pour la publication, 2800 euros pour la première, et 3200 euros pour la seconde. La troisième avait bouclé sa programmation littéraire pour l’année ( ?). Et puis Edilivre m’a offert spontanément et très rapidement un contrat. Je me demande encore si je n’ai pas rêvé. Mais les contacts que nous avons ensemble sont là pour me prouver le contraire. EDILIVRE : Avez-vous destiné ce livre à un public en particulier ? Patrick LAGNEAU : A priori, non. A la fois fantastique et sentimental, avec un suspense permanent, il ravira, je pense, celles et ceux qui aiment se laisser emporter avec enthousiasme par un récit exaltant jusqu’au dénouement. EDILIVRE : Outre le nôtre, positif, avez-vous déjà eu des retours sur votre ouvrage ? Qu’en ressort-il ? Patrick LAGNEAU : Les premiers retours sont plutôt positifs. Il paraît que l’on aimerait rapidement arriver au terme de la lecture pour en connaître le dénouement. Ce qui fait lire La petite Boîte d’albâtre très rapidement. EDILIVRE : Avez-vous des projets littéraires en cours ? Futurs ? Patrick LAGNEAU : Oui. Un second roman est en cours d’achèvement. Son titre : Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet. Une autre histoire autour du temps. Et même comme l’annonce le titre, autour des voyages dans le temps. En fin d’écriture de ce second roman, je me suis aperçu que les personnages avaient encore des choses à faire dans leur vie propre. Le cycle de leurs aventures n’est pas terminé. Il y aura donc encore au moins deux tomes après celui-ci. Et pour l’auteur, de quoi alimenter l’addiction. EDILIVRE : Marc Lévy ou Guillaume Musso ? (Pourquoi ?) Patrick LAGNEAU : Les deux mon général ! Marc Lévy m’a bluffé avec son premier roman Et si c’était vrai et depuis j’aime lire ce qu’il écrit. J’ai été un peu déçu par Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites car j’ai ressenti un manque de crédibilité dans sa proposition qui m’a suffisamment perturbé au point de ne pas entrer dans la narration. Comme je l’ai précisé plus haut, il m’est difficile de me lancer dans une lecture pendant que j’écris. Maintenant que Les voyages temporels d’Archibald Goustoquet sont terminés, je vais sans doute refaire une tentative. Car il y a de la frustration à ne pas aller au bout d’un Marc Lévy. Quant à Guillaume Musso, j’aime me faire balader dans ses histoires fantastiques dont la narration est quasiment cinématographique. Il y a du visuel chez cet auteur-là. Et j’aime ça |
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EDILIVRE : Maxime Morand, vous êtes à 16 ans, le jeune auteur de l’essai Au nom de l'avenir publié en juin dernier aux éditions EDILIVRE. Comme vous l’avez signalé avec l’éditeur sur la présentation du livre puis au cours de la conférence de presse organisée lors de la publication, en présence de Bernard Accoyer, ce livre est un message d’espoir à destination des citoyens pour renouer avec le sens politique. On entend souvent parler aujourd’hui du manque d’engagement en politique d’une jeunesse désabusée. Le projet que vous avez mené à bien cette année vous oriente à contre-courant de cette tendance. Quel a été l’élément déclencheur, sinon moteur de votre engagement en politique ? Maxime MORAND : Vous savez, l’origine de l’engagement politique – et même de l’engagement en général – est une succession de rencontres, de débats… Bien évidemment, la dernière élection présidentielle a été la source de multiples débats. Ce phénomène a été amplifié par l’entrée de nouveaux visages sur la scène politique. Mme ROYAL et Mr SARKOZY ont à leur manière réconcilié une part des français avec les affaires publiques. Pour ma part, l’élection présidentielle n’a pas été le seul moteur. D'abord, ma rencontre avec Bernard ACCOYER (à l’époque Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale) m’a encouragé à m’engager. Ensuite, mes premiers vœux adressés devant un ancien Premier-Ministre (en l’occurrence Jean-Pierre RAFFARIN) et une audience de 800 personnes m’ont « passé le virus ! » C’est dans cette situation que vous prenez conscience que la politique est une réponse à des questions, à des attentes. EDILIVRE : Comme vous l’avez dit, vous avez l’année dernière, prononcé un discours devant 800 personnes à l’occasion d’un déplacement de Jean-Pierre Raffarin à Cluses. Quelles émotions, quels sentiments avez-vous ressentis dans ce rôle d’orateur ? Maxime MORAND : Comme je vous l’expliquais, s’adresser à la foule c’est prendre ses responsabilités et accepter d’apporter une réponse à des questions. En prenant la parole, on prend le risque de décevoir ou créer de faux espoirs. Personnellement, je veux faire très attention à cela. Je préfère entendre CHURCHILL promettre du labeur à ses concitoyens tout en maintenant un certain optimisme, plutôt que d’entendre des discours empreints de démagogie et d’idéalisme. C’est ce que je me suis dit par la suite, parce qu’il est facile de mentir lorsque vous êtes sous les projecteurs. Contrairement à ce que l’on pense, il est plus facile de mentir à 800 personnes qu’à une seule ! Concernant les émotions, vous l’imaginez, elles ont été intenses. Réussir à prendre la parole devant une audience déjà conséquente en compagnie de celui qui a été Chef du Gouvernement et de Mr ACCOYER désormais Quatrième personnage de l’État est l’aboutissement d’une part d’un rêve d’enfance ! EDILIVRE : Vous écriviez déjà régulièrement des articles sur votre blog, et passez aujourd’hui au niveau supérieur avec un livre. Comment avez-vous géré ce nouveau type de travail ? Quelles ont été les principales difficultés au cours du travail de rédaction ? Maxime MORAND : Non, je n’écrivais pas si « régulièrement sur mon blog. » Le problème avec les blogs, c’est le temps que l’on y passe… C’est en partie pour cela que j’ai décidé d’écrire un livre. La virtualité des blogs ne fait pas entrer les mots dans l’histoire ; du moins pas pour le moment ! Les blogs sont utiles lorsque votre notoriété est déjà établie… Amoureux de l'invention et de la création, c'est naturellement que la passion de l'écriture m’est venue. Contrairement aux idées reçues, je n’ai pas déclaré de passion farouche pour le français et la grammaire, au collège ! Ce n'est que lors de ma première année de lycée que j’ai réellement pris conscience du pouvoir des mots. Parfois, la conjoncture fait que les mots passent du cœur au papier. Vous savez, j’ai coutume de dire que la plume est une arme pour la vie. En commençant à écrire, j’avais un plan succinct de mon propos. Certains passages ont été plus faciles à écrire que d’autres, mais à force du travail méticuleux de mes relecteurs, nous sommes arrivés à un essai abouti. Un vrai essai ! Le plus dur a été de lier deux points de vues : d’un côté la tentation de prendre un ton trop professoral et de l’autre, de rester ancré dans la peau d’un adolescent, autant dans la forme que dans le fond. EDILIVRE : Ne craignez-vous pas que votre jeune âge limite la portée de vos écrits ? Maxime MORAND : Non. Et quand bien même ce serait le cas, je ne m’en inquiète pas. C’est un véritable essai que j’ai signé, dans le sens où c’est mon premier livre. Un « coup d’essai » qui ne restera pas sans suite. Au contraire, je crois qu’il est intéressant de lire le point de vue d’un jeune, au sujet de la jeunesse. Par exemple, en dénonçant la société du paraître, en affirmant que celui ou celle qui boit, qui se drogue pour « mieux s’amuser » signe en réalité la preuve de son mal-être, je crois être le seul adolescent à l’écrire. Peu m’importe si j’en fais les frais maintenant. Je veux dire la vérité : ma vérité sur cette jeunesse. Le Général De GAULLE disait « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé. » Donner de nouvelles perspectives, inviter les jeunes à être en phase avec la réalité tout en conservant des idéaux (de style de vie, politiques, pour l’avenir, personnels, et pourquoi pas de romantisme ?!) me semble être plus que jamais nécessaire. En politique, il faut voir en grand ce qui nous parait parfois petit. Beaucoup m’ont adoubé du titre de « plus jeune essayiste de France. » Si cela est vrai, il me semble que cette « autre voix de jeunes » devrait être entendue. Je veux écrire pour ouvrir un débat avec la jeunesse et plus largement avec tous les français… Je veux écrire pour dire que tout n’est pas fini ! EDILIVRE : Votre livre a été préfacé par Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale. Que retenez-vous de cette collaboration avec un personnage aussi important dans la vie politique française ? Maxime MORAND : Je vais vous dire la vérité : ce n’est pas se comporter en « groupie » que de dire que Bernard ACCOYER est probablement la personne la plus intelligente avec laquelle j’ai pu collaborer. Pouvoir débuter en compagnie d’un homme discret mais réfléchi et très influent est une immense chance. Je retiens beaucoup d’émotion de cette collaboration puisqu’il m’a fait « naître » sur la scène politique. Je retiens ses conseils empreints de sagesse, son courage et son franc parlé. Bernard ACCOYER est l’incarnation de la droiture et de la fidélité en politique. C’est à ses côtés que j’ai compris qu’une grande vie est une vie mise au service de quelque chose de plus grand que soi. EDILIVRE : Vous avez eu les premiers retours des lecteurs concernant votre ouvrage. Qu’en ressort-il ? Maxime MORAND : Écoutez, je ne peux pas être juge et parti. Je vais donc être très bref. Bien entendu, on m’a fait des compliments, mais est-ce parmi mes proches que j’aurai les meilleures critiques ? Je ne le crois pas ! EDILIVRE : Comment envisagez-vous la suite de votre parcours en politique ? Maxime MORAND : D’abord les études ! La prépa, c’est du sérieux et il va falloir s’accrocher ! Ensuite, je verrai là où la vie me mènera. Je veux me lever pour avancer de nouvelles perspectives. Nouvelles technologies, mondialisation raisonnée… J’ai l’ambition de réconcilier la jeunesse avec l’avenir, et la mesure des choses. La frivolité de notre époque peut devenir un véritable handicap pour la suite. Il faut responsabiliser les français, et pour cela leur dire la vérité. Les inciter à formuler leurs propres idéaux de grandeur tout en ne faisant l’impasse sur la moindre réalité. N’oublions pas que le rêve est la principale force de la jeunesse. Je vous l’ai dit : je veux conjuguer les rêves avec la réalité : c’est cela le sens de l’engagement politique. Je vais vous dire une chose : la pente sera rude, mais la route est droite ! EDILIVRE : Delanoé ou Royal ? Maxime MORAND : Là, ce sera aux militants socialistes de décider. Maintenant, parce que je veux être juste et intègre, je vous dirai quand même que pour le bien de la démocratie, le meilleur candidat doit être élu. Et le meilleur, c’est celui qui porte avec charisme le meilleur projet. Même si je ne rejoins pas ses opinions, je crois qu’il est clair que Mr DELANOÉ est de loin celui qui incarne le plus une certaine grandeur. Encore une fois, aux socialistes de choisir entre une opposition constructive ou une inoffensive arrogance… EDILIVRE : Quels ont été vos soutiens, vos appuis dans les moments difficiles ? Maxime MORAND : Je vous le dis, pour s’engager, il faut de la volonté, et surtout être passionné. Le revers de la médaille, c’est que l’on finit par dépendre du regard des autres. Eh oui, on s’assume comme nous-mêmes à travers le regard des autres ! Dans les moments difficiles, rien de tel qu’un petit instant de gloire pour vous redonner confiance en vous ! Mais il faut prendre ces étapes avec humilité et surtout avec philosophie. Ce n’est parce que l’on a le vent en poupe que l’on a forcément raison ! Nous devons garder une ligne de conduite : une certaine rigueur à l’égard de nos idées. Éclairer une partie de sa vie à la lumière de celle d’autrui n’est pas toujours chose facile. J’ai beaucoup appris le jour où un américain m’a dit : « If you’re sure to be right, stand UP ALONE !!! » Vous savez, une amie me confiait l’autre jour, à propos de mon engagement : « ça fait grandir plus vite… » Et elle avait raison ! ROSTAND disait qu’« être adulte, c’est être seul… » Je ne suis pas sûr ! Toutes les grandes choses se font à plusieurs, même si la solitude est le prix à payer au départ. Ma force, mon appui, réside dans le regard des autres pondéré par ma ligne de conduite politique. Adulte, on puise l’essentiel de sa force dans le passé, dans la naïveté de l’enfance et la révolte de l’adolescence. Si la rigueur de notre engagement nous permet de rester intègres, n’oublions pas ce qui est profondément humain : l’émotion, le cœur. C’est comme ça que vous gagnerez. |
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EDILIVRE : En écrivant L'arbre brisé, avez-vous été parfois dans la retenue ou avez-vous décidé alors de tout dévoiler ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Je n’ai pas tout dévoilé parce qu’il ne s’agissait pas d’un « règlement de compte », je suis restée respectueuse de certains sentiments enfuis au fond de moi afin de préserver mon jardin secret, aussi petit soit –il. EDILIVRE : D'après vous, qu'est ce qui a fait que vous avez réussi à sortir de situations extrêmes, là où d'autres auraient pu lâcher prise ? Marie Elise SAUVEGRAIN : L’amour pour mes enfants m’a permis et permet encore aujourd’hui de TOUT surmonter. Il me semble d’ailleurs que c’est valable pour toute Maman digne de ce nom. Ce livre est un message et montre qu’avec ce sentiment on est capable de remonter ses manches et de faire face à de telles épreuves. EDILIVRE : Vous nous décrivez une mère au comportement plus qu' ambigü au moment de la guerre, attirée par l'argent et sadique avec sa fille. Pouvez-vous expliquer son comportement aujourd'hui ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Je pense qu’elle a voulu se venger de l’image que je représentais à ses yeux. Quant au niveau de son amour pour l’argent, il me semble qu’elle ne voulait pas en manquer et qu’elle voulait continuer le train de vie qu’elle avait toujours connu (adorant le pouvoir, elle exécrait la médiocrité). EDILIVRE : Il est facile de comprendre votre démarche d'écriture, ne serait-ce que pour mettre enfin des mots sur vos maux mais n'avez-vous pas craint d'être trop exposée au regard du lecteur ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Non parce que ce livre est un message et comme tout message, il a besoin d’être délivré au plus grand nombre. D’autre part, je ne m’inquiète pas du regard des lecteurs car ce que j’ai vécu est réel et chacun peut se retrouver dans cette histoire. EDILIVRE : Que représente ce roman pour vous ? Marie Elise SAUVEGRAIN : L’aboutissement de toute une vie (qui je l’espère est encore loin d’être terminée) et particulièrement de 5 ans de travail acharné sur cet ouvrage. D’autre part, la fierté que je lis dans les yeux de mes enfants me rempli de bonheur. EDILIVRE : Quelle a été l'étape la plus difficile dans ce projet ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Le début du livre fut pénible car il a fait ressurgir en moi toutes les douleurs du passé. Pendant la réalisation de mon livre j’ai perdu espoir à maintes reprises, doutant de l’intérêt que pourrait susciter mon livre auprès des éventuels lecteurs. Le dernier moment long et difficile fut sans aucun doute l’attente d’une édition possible. EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Hé bien, aussi étonnant cela puisse t-il paraître je ne suis pas très attirée par la lecture (je lis beaucoup d’articles, je regarde pas mal de documentaires et d’émissions littéraires). EDILIVRE : Quels sont vos projets futurs ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Un deuxième livre et, pourquoi pas, un téléfilm sur mon premier livre …. La chance m’ayant déjà souri …qui sait ! EDILIVRE : Croatie ou Turquie ? Marie Elise SAUVEGRAIN : Je ne connais ni l’un ni l’autre mais serait ravie de m’y rendre dès que mes finances me le permettront ! EDILIVRE : Anna Gavalda ou Amélie Nothomb ? Marie Elise SAUVEGRAIN : J’en ai beaucoup entendu parlé. |
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EDILIVRE : Votre récit, Les bonnes choses sont éternelles, a des allures de roman autobiographique, est-ce en partie le cas ? Rolande CLERC-COPIN : Ce livre fait effectivement référence à tant de réalisme que régulièrement cette question revient en première instance. Nier serait mentir : oui il y a de l'autobiographie sur les deux héros, ils existent, mais cela reste un roman; la vérité étant parfois encore plus belle... Il faut savoir que nos deux personnages principaux romancés existent bel et bien, ils se situent parfois dans la vie comme décrits mais je ne peux en dire davantage car Vik est vraiment une personne discrète, pondérée et sur Lui, j'ai déjà beaucoup dit... Ce livre est vraiment le plus beau cadeau que je pouvais lui offrir. Voyages, situations et bien d'autres choses sont réels. J'ai construit ce livre en quelques mois tant celui-ci vivait en moi. Il m'a dépouillée, je me suis livrée comme jamais un auteur pourrait se livrer avec ses propres sentiments profonds; c'est pourquoi, sans doute, le roman donne cette richesse intense. Jamais personnages ne furent plus joliment décrits car ils sortent un peu de notre irréel dans lequel nous vivons. Ces personnages nous paraissent parfois célestes, dans la vraie vie, ils le sont. Je dirais qu'ils gardent ainsi tout leur mystère. Le lecteur reste ainsi fasciné, se posant d'immenses questions. L'auteur leur dit simplement : régalez-vous de ce roman d'amour, oui, l'amour vrai existe. Il est rare, forcément, l'important est en nous... le reste... EDILIVRE : Existe-t-il pour vous plusieurs formes d'amour possibles ? Rolande CLERC-COPIN : Vaste question : l'amour. Sujet immortel, tout ce que chacun de nous recherche sur terre. Sans lui, aucune vie digne n'est possible. Amour. Passion. Tout cela va ensemble. Forcément. Donc plusieurs formes d'amour sont possibles, absolument. Allons à la recherche de l'amour, comme dans le roman, cette forme d'amour, celui que chacun souhaite au plus profond de lui, cet amour-là restant le plus compliqué bien entendu. On veut tous avoir un jour un tel amour autour de soi, de préférence qu'il dure, comme eux, éternellement ; mais comme chacun de nous n'a pas toujours les mêmes envies, l'amour fort, puissant, s'avère bien compromis à cause de nos désirs surtout. Ils ne vont pas forcément toujours dans le même sens, il y a donc des chances pour que des complications apparaissent. Dans la vie, ce type d'amour où la relation amoureuse se fait en général à deux, atteindre l'amour absolu devient difficile, pour l'atteindre, comme dans le roman, l'héroïne donne la note : aimer avant tout l'autre plus que soi-même, aimer sans jamais demander en retour, juste simplement aimer et donner ce magnifique cadeau de soi. EDILIVRE : Pourquoi avoir choisi le "jardin" comme arme de séduction ? Rolande CLERC-COPIN : La passion des fleurs tout simplement, pour les personnages du roman, comme pour les personnages existants. EDILIVRE : Votre ouvrage est-il destiné à un public en particulier ? Rolande CLERC-COPIN : ... Non, juste à ceux pour qui l'amour, les gens, donnent un sens vrai à leur vie. EDILIVRE : Que représente ce roman pour vous ? Rolande CLERC-COPIN : Le meilleur de moi, l'aboutissement complet de l'auteur, une profondeur intense dans l'écriture jamais égalée. Les remerciements éternels donnés à Vik, car sans lui, rien ne se serait fait, à commencer par l'écriture. EDILIVRE : Comment en êtes-vous arrivée à la publication ? Rolande CLERC-COPIN : J’ai tout simplement présenté l’ouvrage à plusieurs maisons d’édition, toutes celles présentées furent d’accord pour le publier. J’avais donc le choix. Il est vrai que je croyais en lui. EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Rolande CLERC-COPIN : 18° 19° siècle : littérature allemande, anglaise, russe. Et le reste est très éclectique. EDILIVRE : Quels sont vos projets futurs ? Rolande CLERC-COPIN : Ecrire, encore et toujours... EDILIVRE : Colette et Sagan ? Rolande CLERC-COPIN : Me sens pas trop concernée. Lu juste quelques ouvrages, dans un certain temps passé. EDILIVRE : Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ou Un homme et une femme ? Rolande CLERC-COPIN : Amélie. J'ai aimé pour son côté douceur enfantine. |
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EDILIVRE : Les relations hommes femmes prennent une place prépondérante dans votre récit, Sistérie, La cité des femmes. Pourquoi ? Muriel TOURBE : La relation hommes femmes est la base de tout dans notre société. Je crois qu’il n’y a pas que dans 'Sistérie' qu’elle a une place prépondérante. Elle est l’essence même de notre vie, de l’enfance jusqu’à la fin… Elle est le socle sur lequel nous construisons nos existences. C’est elle qui fait tourner le monde… Aucune histoire cohérente n’est possible sans cette opposition des sexes. Sistérie en est l’exemple ; l’homme est le grain de sable qui vient enrayer la machine unisexe ! Mais j’avoue que je n’avais pas ça en tête en écrivant. Avec le temps, le récit a évolué. Je me suis laissée guider par mon histoire ; c’est elle qui m’a emmenée où elle le voulait. Les personnages ont pris vie tout seuls. Ils sont devenus indépendants (comme certains éditeurs) et ne m’ont plus demandé mon avis pour évoluer. Il n’y a que sur la fin du récit que j’ai repris la main. Vous pensez bien que sinon, ils seraient encore en train de vivre leur vie, le livre ne serait toujours pas fini ! Plus sérieusement, je crois qu’une fois créés, les personnages d’un récit ont leur propre vie, après tout, ça n’est qu’une histoire sans prétention, ni message particulier. EDILIVRE : Avez-vous puisé le caractère rebelle d'Eden dans le vôtre ou représente-t-il un trait de caractère que vous auriez aimé avoir ? Muriel TOURBE : Je n'étais pas une enfant rebelle, mais je n'étais pas dans la norme. Eden me ressemble sur certains points. Je suis têtue (mon ami dit : "obtuse"), je supporte pas mal de choses mais quand je décide quelque chose, je ne reviens plus en arrière. EDILIVRE : Pourquoi avoir choisi d'explorer le monde fantastique ? Muriel TOURBE : C'est un univers que j'affectionne depuis ma jeunesse, de plus il me laisse toute latitude pour laisser libre cours à mon imagination... Je peux inventer n'importe quoi sans besoin de coller à la réalité. J'aime me raconter des histoires depuis mon enfance. Elles me mangent, m'obsèdent, me phagocytent, exigent d'avancer, le fantastique me donne une liberté totale d'invention. Il faut juste rester cohérente dans l'histoire. Et pour ça, j'ai un correcteur qui ne me laisse rien passer ! EDILIVRE : Où trouvez-vous votre inspiration ? Souhaitiez-vous rendre une sorte d'hommage aux femmes ou aux hommes ? Muriel TOURBE : Je ne souhaite rendre hommage à personne en particulier... J'ai des histoires plein la tête. Un roman chasse l'autre. Les idées arrivent sans logique et sans préméditation. Elles sont en moi, certaines croissent et donnent une histoire, d'autres s'évanouissent et disparaissent. Je le redis, je me trouve à écrire des histoires, tout simplement. Sans aucune prétention autre que celle de divertir mes douze lecteurs ! (Je plaisante, j'ai déjà des millions de fans !!!) Sans chercher à y mettre un quelconque message... A ce propos, une lectrice m'a déjà dit que j'avais un message féministe que j'allais devoir préparer des réponses aux questions qui ne manqueront pas de m'être posées à l'occasion de séances de dédicaces... Diantre ! S'il y a un hommage à rendre à travers 'Sistérie', c'est sans doute un hommage à l'amour, voilà tout ! Il devrait être plus fort que tout. EDILIVRE : Votre ouvrage est-il destiné à un public en particulier ? Muriel TOURBE : Pour l'instant, mon plus jeune lecteur a 14 ans et la plus âgée 88... Une bonne histoire trouve seule son public. Ce n'est pas que j'aie la prétention de dire que la mienne est bonne. Elle l'est peut-être pour certains, et pas pour d'autres. De plus, la profusion de publications fait qu'il est difficile d'avoir la démarche d'acheter quelque chose au hasard pour voir si cela va vous plaire. On attend toujours d'avoir lu ou entendu quelque chose à propos d'un livre avant de le lire. Alors croisons les doigts... Que tous ceux qui aiment rêver, s'évader et se laisse porter par des personnages ordinaires dans une aventure extraordinaire lisent mon livre. Et puis s'ils aiment, qu'ils en parlent à tous leurs amis... EDILIVRE : Que représente ce roman pour vous ? Muriel TOURBE : Tout un pan de ma vie... Le résultat tangible, palpable, de cette irrépressible envie d’écrire. La fierté de tenir un exemplaire papier entre mes mains et de laisser une trace indélébile. EDILIVRE : Comment en êtes-vous arrivée à la publication ? Muriel TOURBE : Pour tout vous dire, j’ai écrit la première partie à 20 ans, puis cette histoire est restée en attente. J’ai repris l’écriture à 4O ans, ensuite j’ai soumis le résultat à votre comité de lecture. Nous connaissons la suite. Si vous l’avez retenu, j’ose imaginer que c’est parce que ce roman a un certain intérêt. Vous savez, à partir du moment où on crée quelque chose, qu’on soit écrivain, dessinateur, musicien, potier ou n’importe quoi d’autre, on a forcément envie de confronter notre création au public. On a besoin de son avis (on l’espère positif !). C’est obligatoire. A quoi servirait d’écrire et de remiser ses écrits dans des cartons ? A quoi servirait de faire des chansons et de ne les chanter à personne ? Mais c’est avec la maturité que j’ai compris ça et que j’ai osé... En ce qui me concerne, l’écriture fut le premier pas. L’édition, le deuxième. Maintenant, il reste l’avis des lecteurs. EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Muriel TOURBE : Tous les grands classiques : Alexandre Dumas, Victor Hugo, Molière, Georges Sand, Jean de La Fontaine... La poésie aussi. Quelques auteurs ont ma préférence : Sully Prudhomme, Marceline Desbordes Valmore, Guillaume Apollinaire... Dans la littérature contemporaine, James Hadley Chase, Marie Higgins Clark, Christian Jacq, Jeanne Bourrin, Patrick Süskind... J’aime lire de tout, je suis très éclectique dans mes lectures. Quand je suis dans une période d’écriture, je ne lis plus. Je ne veux pas être influencée. Par contre, autant je peux écrire la télé allumée, autant la musique me dérange et je suis dans l’incapacité de me concentrer. Je ne sais pas pourquoi. EDILIVRE : Quels sont vos projets futurs ? Muriel TOURBE : Un thriller fantastique que je viens de soumettre à votre comité de lecture et dont le titre est 'Bonsoir Mémé'. Je suis dans l'écriture du troisième, je repars dans le fantastique plus que jamais, mais de nos jours... Une histoire très tordue... EDILIVRE : Iron Man ou Indiana Jones ? Muriel TOURBE : Ma préférence va sans doute à Indiana Jones. Chapeau à Harrison Ford ! C’est le héros de notre génération de quarantenaires. Le quatrième volet est fidèle à l’esprit, je me suis régalée. Mais je dois dire que j’aime aussi Robert Downey Jr. qui joue lui dans Iron man, je l’ai découvert dans le film Chaplin. Sa performance d’acteur m’avait bluffée. Globalement les effets spéciaux des deux films sont très réussis. Pour Iron man je dirai même époustouflants ! Ce sont deux bons moments de détente. EDILIVRE : Marillion ou Morcheeba ? Muriel TOURBE : Inconditionnelle de Marillion , un groupe que j’ai découvert il y a 5 ans. Je suis toujours aussi émue par un de leur titre, Easter qui me fait toujours monter les larmes. Je viens de découvrir Morcheeba, j’aime beaucoup. Mais je n’écoute jamais de musique en écrivant. |
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EDILIVRE : Votre récit Laure Faradet, débute comme un conte, le considérez-vous comme tel ? Fabienne GIL : Si l’on considère que le conte est un récit d’aventures imaginaires destiné à distraire, à instruire en amusant (définition du dictionnaire), et bien, on peut le considérer comme tel. De plus, mes personnages, comme dans les contes, sont très manichéens. On fait partie des gentils ou des méchants, mais on ne change jamais de catégorie. C’est un peu comme ça que les enfants voient le monde. Cependant, il n’y a pas de fin où la jeune fille pauvre épouse le prince ou bien les enfants pauvres deviennent riches et font ainsi le bonheur de leurs parents. Dans mon histoire, la richesse ne compte pas. D’où, tout l’or de Zraloska qui fait partie d’un décor et qui aura surtout servi à introduire la malédiction de Croagoulatera. J’ajouterai que les contes s’adressent généralement aux plus petits et que j’ai souhaité, en écrivant ce roman, m’adresser à un public un peu plus âgé. Et généralement, les contes sont assez courts et ne relatent qu’une seule histoire. Ce qui n’est pas le cas de « Laure Faradet » puisqu’on y trouve deux histoires : la mission d’alphabétisation et celle de la libération d’une enfant. En conclusion, je dirais que mon récit n’est pas un conte, au sens des contes d’antan. Toutefois, Chantal Bezard-Falgas, mon illustratrice et amie m’a dit un jour que j’avais ré-inventé le conte pour en faire… le conte moderne. Alors peut-être est-ce cela ? EDILIVRE : Pourquoi avoir choisi une poupée borgne comme transition entre les deux mondes, personnage à priori peu rassurant ? Fabienne GIL : Je ne voulais pas que la transition entre les deux mondes se fasse par le biais d’un personnage. Un objet ne convenait pas sauf un objet théoriquement inanimé dans notre monde, mais qui pourrait, par l’effet de la magie, bouger et parler. Quoi de mieux qu’une poupée ? Maintenant cette poupée est effectivement borgne, ce qui peut paraître peu rassurant. Je ne voulais pas non plus d’un effet trop « fleur bleue ». Alors cette poupée, elle peut faire peur quand on ne la connaît pas. Vous savez aussi, que dans ce genre de récits, les enfants aiment avoir des frayeurs. Et puis, cette poupée borgne, elle surprend, parce que son visage doit être laid avec un œil en moins et en même temps, elle est toujours là pour aider les enfants à mener leurs missions. C’est un peu leur ange-gardien. EDILIVRE : Existe-t-il une part de ce que vous êtes ou de ce que vous auriez aimé être en Laure ? Fabienne GIL : Je crois que inconsciemment on créé ses personnages en fonction de ce que l'on est ou de ce que l'on n'est pas du tout. Laure est le personnage central du livre et elle dirige un peu tout son petit monde, même si elle le fait en douceur. Pour avoir été manager pendant de nombreuses années, ce trait de personnalité que l'on retrouve chez Laure est certainement le même que celui qui m'anime. L'amour des livres et de sa lecture nous est commun à toutes les deux. Ce que j'aurais aimé être en Laure ? Et bien peut-être, sa faculté à braver les interdits parce que sa soif d'aventures est la plus forte. Parfois, son personnage que j'ai créé de toute pièce, m'impressionne par son charisme, vu son jeune âge. Elle fait preuve de beaucoup de discernement en "plongeant" dans l'aventure tout en ayant constamment le souci de protéger ses frères et les enfants de Zraloska. EDILIVRE : Quel passage dans l'écriture a été pour vous le plus difficile ? Fabienne GIL : Pour le début, j'avais exactement en tête cette mission d'alphabétisation d'enfants dans un monde magique. Donc la première partie n'a pas posé problème. Là où c'est devenu difficile, c'est après. L'école de Laure s'était mise en place, tout commençait à bien fonctionner. Qu'allais-je pouvoir écrire d'autre ? J'étais un peu en panne. Et à ce moment, j'ai demandé à mes enfants (je leur avais lu le début de l'histoire) si des "méchants" auraient leur place dans une telle histoire. Evidemment, ils ont dit oui et ont commencé à prendre des airs effrayés. Alors ça m'a donné l'idée de donner vie à Croagoulatera et aux habitants de Boutanar, de leur faire commettre quelque chose de très grave et d'encourir une terrible malédiction. A partir du moment où j'ai trouvé la malédiction et la façon de conjurer le sort, toute la suite est venue aisément mais petit à petit. Donc, la fin du livre n'a pas représenté de difficulté particulière. EDILIVRE : Votre ouvrage est-il destiné à un public en particulier ? Fabienne GIL : Je destine cet ouvrage à un public jeune situé entre 10 et 15 ans. Mais quelques adultes l’ont lu et m’ont dit avoir beaucoup aimé. EDILIVRE : Que représente ce roman pour vous ? Fabienne GIL : Une revanche sur la vie d'abord ! Vous savez, lorsque vous travaillez pendant 17 ans pour la même entreprise, que vous avez toujours donné satisfaction mais que l'on vous licencie économiquement pour des questions - non avouées - de dividendes des actionnaires, vous trouvez cela injuste. Voilà un premier fait. Ensuite, je me souviens que depuis mon enfance, j'ai toujours voulu écrire un livre. Je suis d'ailleurs depuis toujours passionnée par la langue française et par les livres. Alors, au moment où j'ai perdu un statut social et professionnel qui était assez prestigieux, mais que j'ai eu enfin du temps, et bien l'écriture de ce livre a été évidente pour moi, comme quelque chose qui allait de soi. Aussi bien pour faire le deuil de l'entreprise que pour retrouver l'estime de soi. EDILIVRE : Comment en êtes-vous arrivée à la publication ? Fabienne GIL : Ce fut une épreuve à la hauteur de ce que l'on m'avait annoncé : complètement néophyte dans le domaine, j'ai commencé par envoyer mon manuscrit aux éditeurs les plus connus. Evidemment, ils ont refusé mon livre. On m'a d'ailleurs dit que lorsque l'on est un auteur inconnu, qu'il s'agit du premier roman, et surtout si l'on ne bénéficie d'aucune recommandation, c'est le plus souvent voué à l'échec, même si certains y parviennent toutefois. Après plusieurs refus et ne sachant à qui m'adresser, car la liste des éditeurs est longue, j'ai fini par remiser le manuscrit dans ma cave, mais avec beaucoup de tristesse. Et puis quelques mois plus tard, je suis retournée sur internet en me disant que si je trouvais des éditeurs qui acceptent les manuscrits en version numérique, cela ne coûtait rien d'essayer. Et c'est ainsi que je suis "tombée" sur votre site, que je vous ai transmis le manuscrit, et vraiment je ne le regrette pas ! EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Fabienne GIL : Je ne vais en citer que quelques unes car elles ont évolué avec les années. Mon préféré c'est Henri Troyat avec toute son oeuvre sur la Russie : que ce soit des romans historiques (et j'adore les romans historiques) comme le cycle de 'La lumière des justes' ou l'histoire terrifiante de 'Grimbosq', mais aussi des biographies extraordinaires comme celles de Gorki ou Raspoutine. J'aime aussi le style de Isabelle Hausser et dans un genre différent : Claude Izner, avec les enquêtes de Victor Legris dans le Paris de la fin du XIXème. EDILIVRE : Roger Federer ou Rafael Nadal ? Fabienne GIL : Pas d'avis sur la question, ma culture tennistique étant inexistante. EDILIVRE : Bienvenue chez les Ch'tis ou La grande vadrouille ? Fabienne GIL : Une préférence pour les Ch’tis parce qu’au delà du rire, il y a beaucoup d’émotion et c’est ce côté émouvant que j’ai aimé dans le film. |
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EDILIVRE : Votre ouvrage La bourguignonne, sonne comme un récit autobiographique, pourquoi ce besoin de coucher vos pensées sur le papier ? Marie DAVID : Récit autobiographique n'est pas totalement exact, disons que mon héroïne me ressemble beaucoup... Et plutôt que des pensées, je dirais qu'au travers de ce récit, il y a quelques vérités qui mériteraient d'être rendues publiques... Le devoir d'un Etat à l'égard de ses citoyens est d'être honnête et transparent, et s'il commet une erreur, il se doit de la reconnaître... Même chose dans un cadre professionnel, on parle beaucoup de mobbing, comme on parle beaucoup dans un cadre familial ou de voisinage de femmes battues, mais en fait la plupart des gens préfèrent être aveugles et sourds plutôt que d'intervenir... Il y a toujours cette notion d'image de soi : "que vont penser les autres ?" "Vais-je perdre mon emploi ?" Ce n'est pas facile à gérer, témoigner auprès de la police, d'un juge, demande du courage, et les choses de la vie de tous les jours nous freinent parfois dans nos élans de loyauté...malheureusement... EDILIVRE : N'avez-vous pas eu peur d'être trop exposée au public ? Marie DAVID : Bien sûr, c'est un risque... mais lorsque l'on parle d'injustice, de reconnaissance, tout le monde doit se sentir concerné. Mon héroïne a fait moult erreurs, la première étant d'avoir eu une confiance aveugle dans ses deux maris... peut-on vraiment la juger pour cela ? Elle est avant tout un être humain qui n'a pas de mode d'emploi, ni pour l'amour ni pour élever ses enfants... Comme tout le monde, elle fait ce qu'elle peut face à des situations souvent insolites mais aussi sordides... et en plus elle est à plusieurs reprises, victime ou témoin de choses dont elle se serait bien passée... Seulement quand les faits sont là, il faut les assumer tant bien que mal avec toutes les conséquences que cela pourra avoir par la suite. EDILIVRE : Quel passage dans l'écriture a été pour vous le plus difficile ? Marie DAVID : Tous les passages ont été difficiles. J'ai écrit cet ouvrage avec les larmes de sang, les livres que j'écris en ce moment me paraissent tellement plus faciles, tellement sages...L'un des plus dur passage fur celui de l'accusation de l'enfant... Ce passage, je l'ai écrit en pleurant, comme si je le revivais, encore une fois... Ceci dit, c'est la meilleure des thérapies. EDILIVRE : Votre ouvrage est-il destiné à un public en particulier ? Marie DAVID : Non, je pense qu'il peut intéresser tout le monde. Si cette vie là a été spécialement chaotique, chacun peut y retrouver quelque chose qui lui correspond... Ce qui est important surtout c'est de prendre conscience que chaque individu, un jour, peut être confronté à ce genre de réalités. C'est un ouvrage qui touche tout le monde car dans une société où un couple sur deux se sépare, la notion de manipulation sera de plus en plus grande, les enfants les plus habiles manipuleront pour obtenir ce qu'ils souhaitent, même si cela est inconscient. Cela deviendra un phénomène de société. EDILIVRE : Vous semblez très attachée à votre région, la Bourgogne; pour quelles raisons ? Marie DAVID : En Bourgogne, j'ai vécu avec mes parents et mon frère quinze années de tendresse. Les mineurs de fond sont des gens qui paraissent durs mais qui ont un coeur immense. La Bourgogne, c'est mon enfance, c'est la candeur, la naïveté. J'ai rêvé d'y revenir quand le père de mes enfants me faisait vivre l'enfer... Puis j'ai eu mes enfants en Suisse qui est devenu mon pays d'adoption. Je me sens franco-suisse mais un petit bout de mon coeur reste en Bourgogne. Et on y boit les meilleurs vins du monde... EDILIVRE : Que représente ce roman pour vous ? Marie DAVID : Ce roman m'a permis de clore un chapitre de ma vie extrêmement lourd. Je n'avais pas au départ l'intention de le faire publier. Je l'ai soumis à Madame Janine Boissard et me suis dit que si elle acceptait d'en faire la préface et si Jean-Jacques Goldman acceptait que je rythme mon livre avec les titres de ses chansons, j'essaierais d'être publiée... Ce fut fait et vous avez été la première maison d'édition que j'ai approchée, et la première à m'accepter et je vous en remercie infiniment. EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Marie DAVID : Bien sûr les plus grands comme Baudelaire, Rimbaud, Victor Hugo. Dans un autre registre, Prévert, Boris Vian mais aussi Madame Janine Boissard, Messieurs Marc Henri Lévy, Max Gallo, Christian Jacq, Patrick Poivre d'Arvor et j'en oublie plein d'autres car je lis beaucoup d'ouvrages très variés... EDILIVRE : Quels sont vos projets futurs ? Marie DAVID : Je continue d'écrire bien sûr. J'ai quatre projets en cours mais deux bien avancés dont les titres sont '25 ans avant la réincarnation' et 'internautes courrier du coeur ou comment draguer sur le web'. Le premier est un roman de science fiction, très ésotérique, et le deuxième sera désopilant du début à la fin. EDILIVRE : Bienvenue chez les Ch'tis ou La grande vadrouille ? Marie DAVID : Les deux mais avec une tendresse particulière pour Bienvenue chez les Ch'tis car je suis originaire d'un pays minier et j'en suis fière. Un grand bravo à Dany Boon. |
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EDILIVRE : On découvre au début de votre roman La Confrérie d'Archeronde, des personnages écorchés, vivant à cheval entre le monde imaginaire et un monde très réel. Malgré l’imaginaire ambiant, les personnages sont attachants car proches du lecteur. Etait-ce là votre but ? Cyril PUJOS : Pour moi, le monde imaginaire n'est qu'un cadre. Ce qui me plaît dans un roman, plus que le monde, ce sont les personnages. En décidant d'écrire à la première personne, mon objectif était de rendre l'histoire plus prenante, plus réelle. Mais c'est très difficile lorsque les personnages sont inhumains, car le lecteur n'a plus d'empathie pour eux. Or cette humanité s'exprime par des sentiments, des émotions, des codes de société. Pour partager 'l'Intermonde' avec les lecteurs, j'ai donc essayé de le leur montrer à travers les yeux de quelqu'un qui leur est proche, de façon à ce que les bizarreries deviennent naturelles, à ce qu'ils s'y sentent chez eux. Beaucoup de mes personnages sont en effet écorchés, mais lorsque vous regardez autour de vous, vous découvrez que votre entourage l'est aussi. Les personnalités des gens se forment à travers les épreuves. C'est pourquoi Théo n'en finit pas d'en baver. EDILIVRE : Avez-vous choisi Théophile Wolf comme personnage principal pour nous permettre ainsi de suivre son apprentissage ? Cyril PUJOS : Le choix de Théo s'est imposé de lui-même car il se trouve au centre de l'action. Par conséquent, il est la personne idéale pour la décrire. Son apprentissage porte sur plusieurs aspects et à mon avis, sa formation magique est la moins intéressante. En revanche, ce qui est le coeur de l'histoire, c'est plutôt sa découverte des autres et de lui-même. Il fait connaissance avec des sentiments qu'il n'avait pas encore éprouvés, il commet des erreurs aux conséquences très graves qu'il doit pourtant assumer... Il n'a pas d'autre choix que de grandir, mais ce n'est pas facile lorsque l'on a seulement quinze ans. EDILIVRE : Comment est né Théo dans votre esprit ? Cyril PUJOS : J’ai toujours plein (trop) de personnages dans la tête. Celui-ci est né alors que je réfléchissais sur la notion de monde discontinu. En fait, le premier personnage auquel j’ai pensé, ce n’est pas Théo. C’est son frère Philippe. Mais une fois que je l’ai eu emprisonné dans la 'Forteresse des Cauchemars', Théo est arrivé très vite. Son nom est devenu une évidence et sa personnalité est apparue avec lui. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les noms sont vraiment importants. Ils donnent tout de suite une aura au personnage. Le problème, bien sûr, c’est que cette aura est très subjective et dépend du lecteur. Néanmoins pour moi, il n’y avait aucun doute, il ne pouvait s’appeler que Théo. Je ne me rappelle pas bien : j’étais sans doute en train de marcher sur le campus de Bordeaux ou d’arpenter mon appart d’étudiant, mais à partir du moment où son nom m’est apparu, j’ai commencé à le projeter dans 'l’Intermonde', à lui écrire une histoire. La suite, vous l’avez devant les yeux. EDILIVRE : De quel personnage vous sentez-vous le plus proche et pourquoi ? Cyril PUJOS : C'est une question très difficile... Tous les personnages ont quelque chose de moi. Par exemple, entre ma thèse, ma pratique du karaté, le fait que je connaisse trois accords de guitare et que je sois l'aîné de mes frères et soeurs, j'ai beaucoup de ressemblance avec Philippe... Ce qui est effrayant, vu que c'est un psychopathe notoire ! Ce qui me rassure, c'est que je suis beaucoup moins brillant que lui... EDILIVRE : D'où vous vient cette passion pour le fantastique ? Cyril PUJOS : J'ai commencé le jeu de rôles à l'âge de neuf ans et c'était du médiéval fantastique. Depuis, je n'ai toujours pas arrêté de jouer et j'ai eu l'occasion d'explorer bien des univers. Mes préférences vont toujours pour les univers fortement magiques, plutôt que technologiques. Peut-être tout simplement parce que cette magie n'existe pas. Mais je trouve qu'elle est propice aux rêves. Quant aux créatures fantastiques (dragons, phénix, licornes...), elles enflamment mon imaginaire depuis longtemps. D'autant plus lorsque l'on commence à se poser des questions sur leurs personnalités. C'est comme les vampires, si on ne les considère que comme de simples machines à tuer, ils sont inintéressants au possible. Mais lorsque l'on examine le désir ténébreux qui lie l'amour à la mort, la soif d'éternité à tout prix et le sentiment de culpabilité, cela lui donne du caractère. Le fantastique, c'est une expression du rêve et je crois que l'on a tous besoin de rêver. EDILIVRE : Que représente cet ouvrage pour vous ? Cyril PUJOS : C'est une clef entre le monde des gens qui écrivent cachés chez eux et le monde de ceux qui publient. Cela donne un sentiment très étrange. C'est un peu comme si mon roman devenait réel. Il n'est plus seulement un fichier informatique ou une idée dans ma tête, il a pris un corps de papier, il est devenu un livre. Ce livre, c'est un symbole de reconnaissance et je remercie Edilivre de m'avoir donné ma chance. C'est aussi l'achèvement d'un projet. Et avec un peu de chance, c'est l'opportunité de rencontrer plein de gens. On verra bien. EDILIVRE : Comment en êtes-vous arrivé à la publication ? Cyril PUJOS : J’aimerais bien le savoir ! En fait, la Confrérie d’Archeronde est mon quatrième roman, mais le premier vraiment publiable. J’ai été lu par mes amis et par ma famille. Ce sont eux qui m’ont incité à aller plus loin, à chercher la publication. C’est plus difficile qu’il n’y paraît parce que l'on craint toujours la critique, et que la famille et les amis sont parfois trop complaisants. En plus, à partir du moment où l'on envoie son manuscrit à une maison d’édition, on ne peut plus se dire « je le finirai plus tard ». Ca vous oblige à finaliser ; mon plus gros problème, je l’avoue…. C’est une épreuve. Et relever les défis, ça donne un peu de piment à l’existence, non ? EDILIVRE : Quelles sont vos références littéraires ? Cyril PUJOS : Comme ça, j'aurais envie de citer Tolkien, impossible de l'oublier, Frank Herbert, pas seulement pour Dune mais aussi pour 'Destination Vide' ou 'Dosadi', Eiji Yoskikawa, 'La Pierre et le Sabre', 'La parfaite Lumière' qui racontent la vie de Miyamoto Musashi, Daniel Pennac, la saga 'Malaussène' que je relis par moment et bien entendu Jo... Je veux dire J.K Rowling (j'ai pris une mauvaise habitude en consultant son site...) pour l'extraordinaire 'Harry Potter', s'il est nécessaire de le préciser. EDILIVRE : Roger Federer ou Rafael Nadal ? Cyril PUJOS : Tsonga. Non, franchement; le sport à la télé se limite pour moi à quelques matchs de l'équipe de France de foot pour la coupe d'Europe ou la coupe du monde, et depuis cette année à quelques matchs de rugby. Mais Manceau depuis septembre, je ne pouvais pas résister à la tentation de revenir à ce tennisman français. EDILIVRE : Bienvenue chez les Ch'tis ou La grande vadrouille ? Cyril PUJOS : Ch'est pas focile de répondre, heiiiiiiiiiiiiiiiiiin ? Bon j'avoue que l'on passe un bon moment avec les Ch'tis, en plus j'ai retrouvé plein de choses dont un copain de Lille m'avait parlé, mais ce n'est pas le film du siècle. Je vais donc dire La grande vadrouille... |
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