Rencontre avec Frei Drang, auteur de « La couleur de nos consciences »

Frei_Drang_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Quelques mots pour un livre, c’est peu. Un livre, c’est déjà en soi tellement peu. Parce que c’est un morceau entier de la vie de son auteur, que ce sont des sentiments complexes que l’on accepte pourtant de laisser s’échapper. Ce livre en particulier, est incroyablement personnel, bien que cela n’en soit à première vue, pas le cas. Car il a été écrit pour quelqu’un d’important, à une époque importante.
Disons pour le roman qu’il s’agit de l’histoire d’un homme privé de vue qui pourtant, voit mieux que les autres. Cela parle de rencontres, de psychologie, d’introspection et de remises en question.

Le décrivez-vous comme un roman ou comme un essai sur les sentiments humains ?
Sachant que cet ouvrage a eu à voir avec mes propres sentiments, il est dans tous les cas à considérer comme un essai sur les sentiments humains, comme beaucoup de mes écrits. Il reste important d’essayer de comprendre les choses grandissant dans nos coeurs, qui nous poussent à plus ou nous étouffent parfois. Cependant, ce travail reste fictif, bordé par les contours d’une histoire, il est donc aussi un roman. Les deux à la fois alors. Et puis, je déteste les catégories 😉

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Très égoistement. Pour quelqu’un, qui ne le sait pas. Pour des sentiments qui ne s’effacent pas, pour une phrase prononcée qui a son importance. Pour ouvrir des yeux.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
À tous. Parce que les sentiments de notre monde intérieur sont une affaire sérieuse et qu’on ne devrait jamais en arriver à avoir honte de ce que l’on ressent, ou à ne plus savoir comment dire certaines choses, parce que les sentiments qui animent les êtres humains sont des choses complexes, qui pourtant sont les clés de notre avenir en tant qu’espèce, parce que ces derniers causeront notre perte ou réussiront à nous sauver. Parce que cette leçon sur ce que l’on ressent, les pourquoi ou les pourquoi pas, de ces sentiments est fondamentale à apprendre, en tout temps et pour tous.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Alors ça, ce n’est certainement pas à moi de décider. Cette décision revient aux lecteurs…

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
De ne pas regarder avec les yeux. Mais avec ce qui se trame au plus profond de nos êtres, au plus profond du plus pur des joyaux : nos cœurs.

Qui sont vos auteurs de référence ?
Je n’ai pas d’auteur spécifique pour cet ouvrage-ci, contrairement au manuscrit sur lequel je travaille actuellement et qui fait des références précises à des auteurs précis, influençant mon style d’écriture et l’évolution du manuscrit lui-même. Mais j’ai bien entendu des figures admirées, telles Victor Hugo, Albert Camus, Samuel Beckett, Johann Wolfgang von Goethe, j’admire aussi le style d’écriture d’Éric Reindhart avec « Cendrillon ». Sans oublier les grands artistes car écrire sans musique est pour moi chose impossible : Mozart, Beethoven. Et plus « moderne » David Garett ou Placebo.


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